Population : 60 000 habitants
Importations : commerce caravanier
Exportations : commerce caravanier
Alignement : tous
Halwa, la Cité de la Solitude, est l’une des rares grandes cités intérieures de Zakhara. Elle se dresse sur un escarpement rocheux dominant le lit généralement sec de l’Al-Malih, aussi appelé wadi Malih, à quelque 320 km à l’est de Wasat, au bord du désert des Terres Hantées et près du rebord embrasé de la Grande Enclume. Cette position isolée lui a valu son surnom, mais elle en fait aussi un carrefour obligé entre les cités civilisées de la côte et les tribus nomades de l’intérieur.
La vie à Halwa est rythmée par le passage incessant des caravanes. La ville sert à la fois de marché, de dépôt et de relais pour les marchands qui montent vers Hiyal ou s’enfoncent vers les ruines et oasis des Terres Hantées. Sur les places du souk, citadins en caftans et dolmans côtoient nomades en abaya et keffieh, et l’on entend autant d’accents du désert que de la côte.
Les Halwans sont réputés pour leur art du marchandage et leur sens aigu de la valeur des choses. Leur maxime « ne donne jamais ce qui peut se vendre » s’applique aussi bien aux chameaux et aux figues qu’aux services ou aux informations. Sous l’apparente convivialité du souk se cache une économie dure, où chaque faveur se paie.
Le calife Hava al-Gatil, ancien guerrier devenu lettré, est un souverain bien intentionné mais détaché du quotidien : il passe une grande partie de son temps à dicter et redicter ses mémoires à une suite de scribes triés sur le volet. Il délègue l’essentiel du gouvernement à son grand vizir Zarad, un mage ambitieux qui manipule les décrets, ponctionne les impôts et se sert de la ville comme d’un tremplin pour son propre pouvoir.
Officiellement, Halwa respecte la Loi de la Donneuse de Sagesse ; dans les faits, la tolérance du calife et la corruption de son vizir laissent prospérer des activités condamnées, notamment un commerce d’esclaves souterrain qui écoule des captifs venus des ruines et tribus des Terres Hantées.
Halwa se situe dans la partie occidentale du désert des Terres Hantées, à la transition entre les sables plus stables de l’intérieur et les formations volcaniques de la Grande Enclume. Depuis les remparts, on voit au loin les fumées et reflets rougeoyants de ce massif de scories et de coulées solidifiées, réputé abriter des ifrits et d’autres esprits du feu.
Le climat est aride : la chaleur est écrasante une grande partie de l’année, mais le printemps apporte des pluies violentes. À cette saison, la neige fond sur les Monts Fantômes au nord-est et transforme brièvement l’Al-Malih en torrent boueux qui dévale le wadi Malih, apportant silt et fertilité aux régions plus basses avant que l’eau ne s’évapore et que le lit ne redevienne poussiéreux.
Autour de la ville, quelques jardins en terrasses et palmeraies profitent de bassins et de citernes alimentés à la saison des crues. Plus loin, des pistes caravanières relient Halwa à Wasat et Huzuz vers l’ouest, et surtout à Hiyal vers le nord-ouest, qui dépend largement de ce couloir pour ses échanges avec l’intérieur.
Ce large lit de rivière à sec la majeure partie de l’année marque le pied de la falaise sur laquelle est bâtie Halwa. Au printemps, il se change en fleuve boueux, charriant des limons qui fertilisent les terres situées en aval.
Malgré sa réputation de ville isolée, Halwa est une cité animée, structurée autour du commerce caravanier et des pèlerinages. Les quartiers s’étagent depuis le bord de la falaise, où se trouvent palais et grandes mosquées, jusqu’aux portes donnant sur les pistes du désert.
Situé près de la porte principale tournée vers Hiyal, ce caravansérail offre enclos, entrepôts et chambrées pour des centaines de chameaux, de dromadaires et de gardes. C’est souvent le premier contact des voyageurs avec la cité, et un lieu d’embauche pour aventuriers.
Plus grande et plus riche mosquée de la ville, elle est un lieu de pèlerinage pour les tribus du désert qui vénèrent Haku comme protecteur de la liberté et des proches. Les jours de fête, la cour se remplit de tentes colorées et de cavaliers venus prier avant de repartir vers l’intérieur.
Grande place marchande où se rencontrent citadins et nomades. On y échange bétail, fourrures, armes, tapis, outils, mais aussi guides, cartes et informations sur les ruines et pistes des Terres Hantées. C’est un lieu idéal pour recruter des porteurs, des éclaireurs ou des gardes du désert.