Population : 120 000 habitants (99% humains)
Importations : métaux, armes, objets de luxe
Exportations : vêtements, riz, pierres semi-précieuses
Alignement : tous, tend vers mauvais
Hafaya, la Cité des Secrets, est l’une des Cités Libres de Zakhara. Elle est construite sur les rives du fleuve Al-Kufr, dont elle tire son eau et sa prospérité, non loin de la côte de la Grande Mer. La ville est connue pour son aspect sombre : les habitants affectionnent les vêtements noirs, les façades sont recouvertes de briques sombres et de carreaux noirs, et la pierre utilisée pour les grands bâtiments, mêlée à la boue cuite du fleuve, donne à l’ensemble un caractère oppressant.
Hafaya a récemment été marquée par un coup d’État sanglant qui a provoqué la mort de l’ancien sultan et de la majeure partie de sa famille, épisode dont les habitants gardent le souvenir sous le nom de « Temps où les rues saignèrent ». Depuis, les rivalités de factions et les manœuvres du pouvoir ont rendu la population très suspicieuse : les Hafayans parlent peu, observent beaucoup, et se montrent rarement chaleureux envers les étrangers.
La cité est officiellement dirigée par le jeune prince Saba, héritier légitime, mais le pouvoir réel est exercé par le Très Saint Régent Uqban min Najm, un gnome prêtre de Najm, qui combine autorité religieuse et contrôle politique. Sa gestion repose sur une rotation constante des conseillers et fonctionnaires, de manière à éviter que quiconque, en dehors de lui-même, ne s’enracine durablement dans la bureaucratie de la ville.
Hafaya entretient une rivalité marquée avec Qadib, sa proche voisine, réputée pour ses génies, ses sha’irs et la présence de la Confrérie de la Vraie Flamme. Cette proximité d’un centre de magie visible renforce encore la méfiance de Hafaya envers les utilisateurs de magie étrangère et les visiteurs venus de Qadib.
La vie à Hafaya est dominée par la méfiance et les jeux de pouvoir. Les habitants se montrent discrets, souvent vêtus de noir, et préféreront observer longtemps un étranger avant de lui adresser la parole. L’idée de loyauté existe, mais elle est dissimulée derrière une couche de prudence et de dissimulation : nul n’est jamais certain qu’un allié viendra réellement à son secours en cas de danger, et chacun se souvient encore de la façon dont les factions se sont entre-déchirées lors de la dernière crise dynastique.
Un petit cercle de courtisans, de prêtres et de fonctionnaires gravite autour d’Uqban min Najm et du jeune prince. Le régent s’arrange pour que la plupart des postes à responsabilité soient instables : la moindre erreur peut entraîner une disgrâce, une mutation lointaine ou parfois une arrestation, ce qui maintient la cour dans un climat de tension permanente. Quelques figures, jugées absolument fiables, échappent à cette rotation, mais elles restent rares.
Sur le plan économique, Hafaya repose sur la culture du riz et le commerce des pierres semi-précieuses. Les artisans locaux transforment les agates et autres minéraux en bijoux, talismans ou éléments décoratifs, qui sont ensuite exportés vers d’autres régions de Zakhara. Le commerce reste important, mais se fait dans un climat d’interrogatoire permanent : les marchands étrangers doivent accepter une foule de questions, de contrôles et de non-dits avant de gagner la confiance des habitants.
L’armée de la ville est numériquement importante, combinant infanterie, cavalerie, mercenaires barbares et unités de mamluks affiliés à la Société des Jeunes. Elle assure à la fois le maintien de l’ordre dans les rues, la protection du fleuve et le contrôle du littoral à l’aide d’une petite flotte de navires rapides.
Hafaya est située sur les berges du fleuve Al-Kufr, dans une plaine alluviale dont les sols sont particulièrement riches en limon sombre. La ville occupe principalement la rive principale, avec des quartiers modestes et des installations agricoles qui s’étendent le long des bras secondaires du fleuve. À courte distance de la cité, les rives d’Al-Kufr accueillent des rizières, des petites exploitations et des zones où l’on extrait les pierres semi-précieuses des berges.
Ce fleuve est la principale ressource de la ville. Il fournit l’eau potable, irrigue les rizières et sert d’axe de transport pour les marchandises et les pierres semi-précieuses extraites des berges. Vers l’aval, le fleuve s’élargit et s’approche de la Grande Mer, offrant à Hafaya un accès commode au commerce maritime, même si la ville reste plus tournée vers le fleuve que vers la haute mer.
Hafaya n’est pas une ville de monuments ostentatoires ; ses points d’intérêt tiennent davantage à son ambiance, à ses lieux de culte et à ses centres de pouvoir qu’à de grandes merveilles architecturales visibles de loin. Les façades sombres, les ruelles étroites et les constructions en pierre sombre créent une atmosphère lourde, accentuée par la réserve des habitants.
Ce marché où se vendent vêtements noirs, tissus teints et vêtements locaux, est le reflet à la fois du goût de la ville pour les couleurs sombres et de l’importance de cette production dans l’économie hafayane.
La plus grande mosquée de la ville est dédiée à Najm l’Aventurier, l’un des principaux dieux honorés à Hafaya. Elle symbolise le lien entre le régent, prêtre de Najm, et la légitimité religieuse du pouvoir.
Cette mosquée importante est vouée à Selan, la Belle Lune, connue pour ses cérémonies nocturnes et ses décorations de pierre sombre contrastant avec des motifs plus clairs, rappelant la lumière lunaire
Résidence du jeune prince Saba et du Très Saint Régent Uqban min Najm, ce palais sert à la fois de centre politique, de siège du gouvernement et de noyau administratif. Les allées et venues des courtisans y sont étroitement surveillées, et les remaniements fréquents de la cour reflètent la volonté du régent de garder le contrôle.
Cette zone marchande est située près des berges d’Al-Kufr, où l’on taille, polit et vend les agates et autres pierres semi-précieuses extraites du fleuve. Ce quartier attire les marchands étrangers, mais la discrétion reste la règle, et les transactions les plus importantes sont rarement publiques.