Population : 500 000 habitants (humains, nains, demi-elfes)
Importations : métaux, bois de construction, céréales, biens manufacturés
Exportations : produits militaires, armes, esclaves
Alignement : tous, surtout loyal
Qudra, la Cité de la Puissance, domine l’embouchure de l’al-Faddi (fleuve d’Argent) et contrôle le meilleur port naturel de toute la Côte Libre. C’est la plus grande place forte du nord de Zakhara, un bastion dressé contre les barbares du nord et les pirates des Domaines Corsaires.
La ville est entièrement gouvernée par les mamluks, les soldats-esclaves du Grand Calife, ce qui confère à Qudra une atmosphère unique : un mélange de discipline martiale, de cosmopolitisme portuaire, et de rigueur bureaucratique.
Les fortifications titanesques, les tours de défense, les chaînes de barrage du port et les remparts gris de la ville en font l’une des cités les plus imprenables de la Terre du Destin.
L’émir actuel est Hatit Abd al-Wajib, un mamluk choisi par décision du conseil militaire, conformément à la tradition selon laquelle les émirs de Qudra sont élus par les généraux des sociétés de mamluks
La vie à Qudra est rythmée par le devoir, la loi et la hiérarchie militaire.
Les citoyens vivent sous la surveillance constante des patrouilles mamluks, omniprésentes dans les rues et les places fortifiées. La population est habituée aux ordres clairs, à la discipline, et aux restrictions visant à maintenir l’ordre et la préparation militaire.
Le marché aux esclaves, le plus important de tout Zakhara, marque profondément la vie sociale. Les mamluks veillent à ce que le commerce respecte les lois : les esclaves ne doivent pas être abusés, ni être des personnes libres capturées illégalement. Un système de qadis spécialisés, dont le demi-elfe sorcier Shams al-Ezai, surveille les ventes pour éviter les abus les plus flagrants.
Qudra accueille également un grand nombre de marchands étrangers, de diplomates, et de mercenaires venant de tout Zakhara. Cette diversité culturelle contraste avec la rigidité militaire de la ville, créant une ambiance singulière où se mêlent marchands avides, mystiques, sorciers militaires et soldats impassibles.
Qudra s’étend sur plusieurs niveaux taillés dans les collines côtières autour de l’embouchure de l’al-Faddi. Le port est protégé par deux gigantesques tours reliées par des chaînes de fermeture capables de bloquer le passage des navires ennemis.
Al-Faddi est large fleuve navigable, axe commercial majeur relié au sud du continent. La ville est construite sur ses rives en paliers successifs.
La ville de Qudra possède de nombreux sites remarquables, principalement militaires ou religieux. Le style architectural est austère : pierre grise, murs massifs, tours proches, portes fortifiées. Les quartiers intérieurs sont divisés par des murs secondaires, permettant de défendre chaque secteur séparément.
La Mosquée de Sang est le plus grand temple dédié au dieu guerrier Vataqatal, taillé dans le grès rouge et régulièrement enduit de henné. Lieu de pèlerinage pour les soldats et les mamluks
Il s'agit du plus grand marché aux esclaves de tout Zakhara. Il est étroitement surveillé par des qadis et des hakimas. Les esclaves capturés dans les montagnes ou achetés aux marchands étrangers y sont vendus.