Capitale : Nadepa’an
Population : environ 1 500 000 habitants
Gouvernement : monarchie absolue de droit, administrée en pratique par une puissante bureaucratie dominée par les grandes familles marchandes
Importations : métaux et produits métallurgiques, armes, étoffes de luxe, produits manufacturés
Exportations : épices, parfums, fruits, lin, chanvre, toile et cordages
Alignement : LN, N, CN
Bawa est à la fois le nom d’une grande île des mers méridionales de Kara-Tur et celui du royaume qui la domine. Le royaume revendique l’ensemble de l’île ainsi que l’île voisine de Rukun, bien que son autorité demeure largement théorique dans certaines jungles et montagnes de l’intérieur. Bawa compte parmi les nations les plus avancées des Royaumes insulaires et connaît une période de grande prospérité, alimentée par une agriculture fertile et surtout par un commerce maritime en pleine expansion.
L’île est d’origine volcanique. Ses terres les plus fertiles sont intensivement cultivées, notamment pour le riz et les précieuses épices qui ont fait la richesse des grandes familles marchandes. À l’inverse, une grande partie de l’intérieur demeure sauvage et imparfaitement explorée. Des communautés bawani y vivent encore selon leurs traditions ancestrales au milieu d’une faune abondante, de créatures fantastiques et de ruines dont les bâtisseurs ont depuis longtemps disparu.
Le royaume est officiellement une monarchie absolue, mais l’administration quotidienne repose désormais largement sur une bureaucratie issue des grandes familles commerçantes. Cette évolution accompagne l’importance croissante du commerce et de la navigation dans la société bavanaise. La prospérité du royaume est cependant menacée par la piraterie, particulièrement active dans les eaux entourant Bawa.
Deux grands ensembles humains se partagent Bawa. Les Bawani constituent la population indigène de l’île et y vivent depuis une époque immémoriale. Beaucoup ont rejoint les villes, travaillent dans les domaines agricoles ou ont adopté une partie des coutumes bavanaises, tandis que d’autres demeurent organisés en tribus dans les jungles et les montagnes. Les Bawani des régions sauvages vivent principalement de la chasse et de l’agriculture et entretiennent une relation étroite avec leur environnement.
Les Bavanais sont arrivés beaucoup plus tard. Selon leurs traditions, leurs ancêtres traversèrent la mer depuis l’ouest environ un millénaire auparavant et s’installèrent dans les fertiles plaines du nord-est. Les premiers contacts avec les Bawani furent pacifiques et ces derniers leur apprirent notamment à exploiter les épices qui devaient devenir l’une des principales richesses de Bawa. Les relations se dégradèrent cependant avec l’expansion des nouveaux venus et les conflits autour de certaines coutumes bawani, particulièrement la chasse aux têtes.
Cette pratique subsiste chez plusieurs tribus de l’intérieur, mais elle ne constitue pas une activité guerrière permanente. Elle est intimement liée aux traditions et aux rivalités tribales, et les conflits peuvent éclater lorsque des étrangers interviennent sans en comprendre les règles. Certaines communautés, parmi lesquelles les Kabuaya, y ont renoncé tout en conservant le reste de leur mode de vie. Les Bawani sont généralement égalitaires au sein de leurs communautés et attachent une grande importance à la coopération.
La société bavanaise est au contraire fortement hiérarchisée. Son système de castes est né de l’enrichissement progressif de certains barangays, grandes familles étendues devenues plus puissantes que leurs voisines. Au sommet se trouvent la famille royale de Nadepa’an et les familles nobles de Burur, Djagong, Nahdatul et Rukun. Ces lignées apparentées fournissent également l’élite militaire et les guerriers de rang comparable aux samouraïs des autres contrées de Kara-Tur.
Viennent ensuite les familles possédantes. Les grandes familles marchandes disposent d’entrepôts, de navires et de réseaux commerciaux pouvant s’étendre bien au-delà de Bawa, tandis que les petits marchands tiennent principalement boutiques et commerces locaux. Les familles de propriétaires terriens constituent le cœur de l’économie agricole : les plus modestes cultivent essentiellement le riz nécessaire à leur subsistance, alors que les grands domaines emploient des travailleurs et consacrent une partie de leurs terres aux épices destinées à l’exportation.
Les artisans, ouvriers et autres travailleurs dépourvus de propriété occupent les rangs inférieurs du système. Plus bas encore se trouvent ceux qui ne possèdent aucune famille reconnue. Les criminels désavoués, de nombreux étrangers et la plupart des yakuza sont ainsi considérés comme des hors-castes. Le système bavais peine également à reconnaître les structures familiales des Bawani, ce qui conduit une grande partie de la population indigène à être artificiellement placée parmi ces exclus.
En théorie, le roi exerce une autorité absolue sur le royaume. Dans les faits, l’administration s’est considérablement développée et gère désormais l’essentiel des affaires courantes. Les fonctionnaires sont principalement issus des grandes familles marchandes et demeurent généralement attentifs aux intérêts de celles-ci. Les provinces de Nahdatul, Djagong, Burur et Rukun sont confiées à des datus, chacun disposant de sa propre petite administration, de forces chargées du maintien de l’ordre et de l’appui des grandes familles terriennes locales.
Cette délégation du pouvoir s’est accentuée sous Urip III, qui agrandit la bureaucratie pour répondre aux besoins croissants du royaume. Nahdat II a poursuivi cette évolution en abandonnant volontiers l’essentiel de la gestion à ses conseillers et fonctionnaires. La cour est ainsi devenue un lieu de rivalités d’influence, où les représentants des grandes familles cherchent à orienter les décisions royales.
Les croyances sont aussi variées que la population. Les Bawani révèrent notamment Agiment, également nommé Irungut, seigneur de la forêt qui gouverne aussi bien le gibier que les maladies, et son épouse Madekit, ou I’uma, la Demoiselle du Jardin. Les esprits occupent une place importante dans la vie quotidienne, qu’il s’agisse de puissances protectrices, de présences dangereuses ou d’êtres avec lesquels il convient de maintenir de bonnes relations.
Le slametan, repas rituel organisé lors des occasions importantes, s’est imposé comme l’une des traditions religieuses les plus largement partagées. À ces pratiques locales se sont ajoutées presque toutes les grandes religions venues du reste de Kara-Tur. Moines, shugenja et sohei côtoient ainsi les chamans et guérisseurs indigènes, ces derniers se consacrant de plus en plus aux soins, à la préparation de potions et aux rapports avec les esprits.
Bawa est une île volcanique, bien qu’aucune montagne de l’île principale ne soit actuellement connue pour être active. Une grande partie du royaume reste pourtant très mal explorée. Les Bavanais se sont historiquement davantage tournés vers la mer et les échanges commerciaux que vers la conquête méthodique de leur propre intérieur, laissant subsister de vastes étendues sauvages.
Les collines du nord-ouest sont particulièrement désolées : leur sol pauvre attire peu d’animaux et elles sont surtout fréquentées par des fugitifs et des créatures dangereuses. Des explorateurs y ont signalé des ruines anciennes, mais elles sont encore trop mal connues pour être rapprochées avec certitude de celles découvertes ailleurs dans l’île. Les jungles sont beaucoup plus luxuriantes et abritent une profusion d’animaux, de monstres et d’esprits. Des ruines couvertes de végétation y ont également été découvertes ; certaines traditions les attribuent à d’anciens adorateurs de démons, peut-être liés aux yuan-ti. Les côtes les plus sauvages, surtout à l’ouest, servent en outre de refuges occasionnels aux pirates.
La baie d’Inarem est célèbre pour ses eaux exceptionnellement profondes et pour les nombreuses légendes qui les entourent. Près du rivage, le fond forme une plate-forme sous-marine qui se prolonge sur près de trois cents mètres avant de plonger brutalement dans des profondeurs dont nul ne connaît la limite. Plusieurs navires disparus lors de tempêtes reposeraient dans ses eaux.
Une tradition raconte que la baie aurait autrefois été une terre ferme sur laquelle s’élevait une cité orgueilleuse. Ses habitants auraient offensé les puissances divines et leur ville aurait été engloutie sous les flots. D’autres récits affirment plutôt que le Seigneur de la Mer tient sa cour dans les profondeurs de la baie.
Aucune de ces légendes n’a jamais été confirmée. La profondeur même des eaux empêche cependant les explorations ordinaires et entretient les spéculations quant à ce qui pourrait se trouver au fond. Entre les épaves, la cité supposée et la possible présence d’esprits marins, la baie demeure l’un des lieux les plus mystérieux du royaume.
Les monts Bawani constituent une chaîne volcanique couvrant une partie importante de l’intérieur de l’île. Elles sont encore largement inexplorées par les Bavanais et leur relief difficile les a longtemps tenues à l’écart de l’expansion du royaume. Plusieurs tribus bawani vivent dans leurs vallées, notamment les redoutés Kabundusil dans l’ouest montagneux.
Les montagnes sont supposées renfermer d’importants gisements de minerais. Ces ressources n’ont cependant jamais été exploitées à grande échelle et leur valeur exacte reste inconnue. Leur prospection attire désormais l’attention de certains riches marchands, qui voient dans ces terres sauvages une nouvelle source potentielle de richesse.
De mystérieuses ruines constituent l’autre grande particularité des montagnes. Leurs anciens habitants pratiquaient une agriculture en terrasses et cultivaient du riz ainsi que d’autres plantes sur les versants. Nul ne sait avec certitude s’ils étaient les ancêtres des Bawani actuels, ni pourquoi cette civilisation abandonna ses établissements et son mode de vie.
Rukun est une île voisine qui fait partie intégrante du royaume de Bawa. Elle reçut son nom, qui signifie « coopération », des familles marchandes qui entreprirent sa colonisation. Son intégration au royaume est suffisamment ancienne et solide pour qu’elle constitue aujourd’hui une province dirigée par son propre datu et sa propre famille noble.
Après l’expulsion des pirates qui occupaient autrefois certaines de ses côtes, Rukun s’est tournée vers l’agriculture et la pêche. Le lin et le chanvre comptent parmi ses productions les plus importantes et alimentent une activité spécialisée dans la fabrication de toile et de cordages. Ces marchandises sont échangées avec l’île principale et participent au commerce maritime du royaume.
La majeure partie de Rukun est désormais explorée et colonisée. Seules ses collines conservent encore un véritable caractère sauvage, et des récits font état d’étranges créatures qui y subsisteraient. L’île est donc beaucoup mieux maîtrisée par la couronne que certaines régions reculées de Bawa elle-même.
La population bavanaise est surtout concentrée dans les régions agricoles et sur les axes permettant d’acheminer les marchandises vers la mer. Les principales villes remplissent des fonctions nettement différenciées : Nadepa’an est à la fois capitale politique et centre du commerce des épices, Djagong domine les échanges du sud, Nahdatul concentre l’activité militaire et Ulama administre Rukun. À la périphérie des terres les mieux contrôlées, Burur sert de porte vers l’intérieur sauvage.
Les villes reflètent également la puissance des grandes familles qui structurent le royaume. La famille royale et les lignées nobles portent les noms de plusieurs de ces centres et contrôlent traditionnellement leurs provinces. Les échanges entre ces villes, les campagnes productrices et les ports constituent l’ossature économique d’un royaume de plus en plus tourné vers le commerce extérieur.
Burur fut fondée comme poste frontière à la suite des guerres Kabuaya. Sa situation aux limites des terres les mieux contrôlées lui confère depuis lors une fonction particulière : elle sert d’intermédiaire entre la société bavanaise et les communautés bawani de l’intérieur. Une part importante du commerce avec les tribus passe par elle.
Burur est également le point de départ traditionnel des expéditions vers les jungles et les montagnes sauvages. Explorateurs, aventuriers et marchands désireux d’atteindre les régions encore mal connues du royaume y trouvent leur dernière étape avant de quitter les terres relativement sûres. Sa proximité avec les territoires tribaux donne également à la ville une grande importance dans les relations entre Bavanais et Bawani.
Cette position frontalière peut être aussi profitable que dangereuse. La région a longtemps été marquée par les affrontements avec les Kabuaya, même si les relations avec cette tribu se sont considérablement améliorées. Burur demeure ainsi le principal trait d’union entre les deux mondes qui coexistent sur l’île.
Dahari est surtout connue comme la nécropole des souverains de Bawa. Les tombeaux royaux y prennent la forme de beaux monuments de pierre élevés à la mémoire des rois défunts. Leur présence en fait un lieu étroitement lié à la continuité de la monarchie et au souvenir des anciennes dynasties.
Un temple situé à proximité est consacré à l’honneur des esprits des souverains morts. Ses religieux accomplissent les rites nécessaires au respect des défunts et à la préservation de leur mémoire. Des sohei appartenant au temple sont spécialement chargés de garder les tombeaux.
Cette protection religieuse et militaire souligne l’importance accordée aux sépultures royales. Dahari n’est donc pas seulement un lieu funéraire, mais également un centre de culte dynastique et l’un des principaux symboles de la légitimité de la monarchie bavanaise.
Djagong constitue le principal centre commercial du sud de Bawa. Les produits des fermes environnantes y convergent avec les marchandises arrivant de Rukun et celles rapportées de l’intérieur par l’intermédiaire de Burur. De là, une grande partie de ces biens poursuit sa route vers Nadepa’an avant d’être redistribuée vers les autres Royaumes insulaires ou le continent.
La richesse qui traverse Djagong contraste avec l’aspect de la ville. Celle-ci est pauvre et mal entretenue, et accueille de nombreux habitants chassés des campagnes par les difficultés économiques. Les grandes familles marchandes qui y avaient autrefois leurs demeures ont pour la plupart préféré s’installer dans la capitale, plus belle et plus cosmopolite.
Cette pauvreté favorise l’influence des yakuza, qui bénéficient d’une certaine popularité auprès des classes défavorisées. Ces dernières voient avec ressentiment la prospérité spectaculaire des grands marchands. Djagong offre ainsi un visage beaucoup moins brillant de l’expansion économique bavanaise que Nadepa’an.
Nadepa’an est la capitale de Bawa et la plus élégante de ses villes. Son nom signifie « parfumée », allusion à la fois aux nombreuses fleurs cultivées dans ses environs et au rôle central qu’elle joue dans le commerce des épices. Les parfums produits à partir des fleurs locales sont suffisamment réputés pour être recherchés jusqu’à Kozakura.
La ville abrite le palais royal de Tjipto, construit sous le règne du souverain du même nom. Les demeures des plus riches familles marchandes témoignent également de la concentration de richesses dans la capitale. De nombreux temples et un monastère complètent le paysage urbain.
Nadepa’an est aussi le centre de la vie politique et diplomatique du royaume. La cour royale, la bureaucratie et les représentants des grandes familles y rivalisent d’influence autour du souverain. Bertan y entretient même une ambassade permanente, signe que la rivalité entre les deux royaumes n’empêche ni les relations diplomatiques ni les échanges.
Nahdatul est une ville austère dont l’importance repose moins sur le commerce que sur son rôle militaire. Sa situation sur une rivière lui assure une certaine activité marchande, mais une grande partie des marchandises emprunte directement la voie terrestre menant à Nadepa’an. La ville ne peut donc rivaliser avec la capitale ou Djagong comme centre économique.
Elle constitue en revanche le principal centre militaire de Bawa. Le commandement des forces du royaume y est établi et les activités navales contre les pirates y font l’objet d’une attention particulière. Le général Harijo Ten Rasid Nahdatul y réside notamment afin de suivre les mouvements des pirates et de préparer la défense des routes commerciales.
Cette fonction prend une importance croissante avec le développement de la menace de Panjardu. Les forces royales disposent d’une flotte suffisamment importante pour envisager une intervention contre les repaires pirates. Nahdatul constitue donc le principal point d’appui militaire d’un royaume dont la richesse dépend largement de la sécurité des mers.
Ulama est la capitale provinciale de Rukun. Elle est décrite comme une ville modeste, paisible et satisfaite de sa situation, bien éloignée de l’agitation commerciale ou politique de Nadepa’an. Sa prospérité reste mesurée, mais suffisamment solide pour assurer les besoins de sa population.
La ville profite directement de l’économie équilibrée de Rukun. Agriculture et pêche fournissent l’essentiel de la subsistance tandis que le lin, le chanvre, la toile et les cordages alimentent les échanges avec l’île principale de Bawa. Ulama sert naturellement de centre administratif et commercial à cette petite province insulaire.
Rukun ayant été débarrassée de ses anciens pirates et ne faisant face à aucune menace extérieure majeure, Ulama a pu se développer sans connaître les tensions qui affectent d’autres parties du royaume. Elle représente ainsi l’une des communautés les plus tranquilles de Bawa.
Les Bawani occupent Bawa depuis une époque antérieure à toute histoire écrite du royaume. Les ancêtres des Bavanais seraient arrivés de l’ouest par la mer environ mille ans avant l’époque actuelle. Ils s’établirent dans les plaines fertiles du nord-est, où ils commencèrent à cultiver la terre. Les Bawani les accueillirent initialement sans hostilité et leur transmirent notamment leur connaissance des épices locales.
La coexistence ne demeura toutefois pas entièrement pacifique. L’expansion des communautés bavanaises entra progressivement en conflit avec les coutumes et les territoires des populations indigènes. La chasse aux têtes pratiquée par plusieurs tribus devint un sujet de confrontation particulièrement important. Ces tensions culminèrent notamment lors des guerres Kabuaya, après lesquelles Burur fut fondée comme poste avancé aux frontières des régions tribales.
Les premiers Bavanais vivaient dans de petites communautés agricoles centrées sur la famille. Avec le temps, ces familles s’étendirent pour former les barangays. Certains se montrèrent plus prospères que d’autres, particulièrement ceux qui combinèrent agriculture et commerce. Nahdatul, Nadepa’an et Djagong passèrent progressivement du statut de villages à celui de véritables villes, tandis que les barangays les plus puissants devinrent des familles dirigeantes.
Ces lignées fournirent les premiers princes de Bawa. Par le jeu des alliances matrimoniales, la famille de Nadepa’an réussit finalement à imposer son autorité sur l’ensemble de l’île. De cette évolution naquirent la monarchie et le système de castes qui structurent encore aujourd’hui la société bavanaise. Les branches de certaines grandes familles reçurent leurs propres provinces et donnèrent naissance aux maisons nobles de Burur et de Rukun.
Rukun fut colonisée par des familles marchandes venues de Bawa. L’île dut ensuite être débarrassée des pirates qui y avaient pris pied avant de connaître une période plus paisible fondée sur l’agriculture, la pêche et la production de fibres. Son intégration au royaume compléta l’expansion territoriale de Bawa au-delà de son île principale.
Sous Urip III, la croissance du royaume rendit nécessaire l’agrandissement de l’administration royale. Cette bureaucratie prit progressivement en charge une part croissante du gouvernement et renforça parallèlement l’influence des grandes familles marchandes dont sont issus nombre de fonctionnaires. Le règne de Nahdat II a consolidé cette tendance, le souverain préférant confier la plupart des décisions quotidiennes à ses conseillers.
Bawa traverse désormais une période de prospérité et d’expansion commerciale sans précédent. Ses épices et ses parfums circulent loin au-delà des Royaumes insulaires, ses marchands investissent dans de nouvelles entreprises et certains commencent même à envisager l’exploitation des richesses minérales des montagnes Bawani. Cette prospérité attire cependant pirates et aventuriers : la menace des bandes installées à Panjardu est devenue suffisamment sérieuse pour qu’une expédition militaire contre l’île soit ouvertement envisagée.