La réponse de Snout provoqua des discussions à voix basse dans le bâtiment et on examina attentivement l'insigne présenté à travers le judas. « Je sais bien qu'ils prennent n'importe qui, chez les flammes, mais… un gobelin ?
fit une voix. — Un
hobgobelin,
répondit une autre. — Il paraît qu'ils sont moins imprévisibles et moins sales.
— Et c'est un vrai, au moins, l'insigne ?
— Pour le savoir, il faudrait en avoir déjà vu, en même temps…
— S'il ne veut que de l'eau, on peut lui en donner, non ?
— De toute manière, les abreuvoirs sont là, dans la cour…
— Oh ! et s'il mangeait les chevaux ?
— Voyons, ne dis pas de sottises : c'est les orques et les kobolds, qui mangent les chevaux !
— Dites, mais vous ne croyez pas que s'il avait voulu nous attaquer, il s'y serait pris autrement ? Et si une horde de gobelins déchainés devait nous tomber dessus, ils n'iraient pas demander de l'eau, non ? Et puis cette histoire de mine…
— Ou alors c'est une ruse ?
— Mais pourquoi faire ? Ne nous voilons pas la face, on sait très bien que trois ou quatre hommes déterminés peuvent prendre d'assaut le relais et le bruler avant même que les secours n'arrivent.
— Bon, allez : ouvrons-lui ! »
Précautionneusement, le judas se rouvrit, un homme s'assura que Snout était seul et lui ouvrit ensuite la porte. À l'intérieur, quatre hommes, une femme et un enfant le regardaient d'un air mêlant la crainte et l'interrogation. « Ben, voilà, m'sieur : on a décidé de vous croire,
fit celui qui était à la porte. Pour sûr que sur le continent, on aurait été plus réticent, mais après tout… sur cette ile, on voit des choses si étranges ! Pour tout vous dire : on me mettrait un kobold à la porte de mon relais, je l'accueillerais comme mon voisin ! Alors après tout, pourquoi un… un gobgobelin ?
— Un
hobgobelin, Aramil. »
L'homme qui était intervenu avait tout de l'homme des bois et il jaugeait Snout, son regard n'avait rien de menaçant, mais il était clair qu'il était sur ses gardes. Ses yeux et ses traits délicats trahissaient la présence d'au moins un parent elfe dans sa lignée. Les autres, tous humains, semblaient moins surs d'eux ; l'homme à la porte, la femme et l'enfant devaient être les habitants du relais, tandis que les deux derniers avaient l'allure de voyageurs, peut-être des marchands ambulants. Le maitre du relais envoya son fils chercher des couverts et à manger pour leur hôte, puis l'invita à s'asseoir. « Alors comme ça, vous allez aux mines ?
demanda le demi-elfe. C'est bien la route. Mais tout dépend desquelles vous cherchez : pour Bensvelkearenk, vous êtes loin d'être rendu ! »
Test de diplomatie de Snout : 18 (d20) - 1 = 17 => les gens deviennent indifférents, voire amicaux.
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Frère Théodemir (Aussi joueur de feu Râourgh l’Éclateur de crânes, Marcel Fasnières, Kerrarc’h Inflexible et Méline l’érudite)Cefrey Ventre-Solide, orfèvre et girly
Chapour et ses règles perso (Ne pas hésiter à les consulter régulièrement en cas de nouveauté ou pour rappel !)