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" Bien ! " L'aasimar était satisfaite, le pauvre Abélard était inconscient mais sans gros bobo. La sorcière prit soin de chercher d'éventuelles armes sur leur prisonnier, hésitant à prendre sa bourse avant de se convaincre qu'il n'en aurait pas besoin. Ne restait plus qu'à s'assurer qu'il ne ferait rien de stupide à son réveil : la peau verte sortit de son sac sa corde enroulée. " On le place à l'arrière et je m'occupe de l'attacher, garde un oeil sur les environs, des fois que ... " Si tôt dit, Aânkhti enroula la corde aux chevilles du cocher, fit un premier nœud puis quelques tours de plus avant d'en ajouter un second au centre pour faire ressembler ça à des menottes. Pour les mains, elle les lui croisa dans le dos avant de faire plusieurs tours et noeuds entrecroisés avant d'attacher le reste de la corde au chariot. Il ne manquait plus qu'un bâillon improvisé avec un morceau de tissu, et le rôti serait prêt !
Une fois fait, elle tira une décharge dans un buisson, une autre contre un arbre, plus auraient fait d'elle une incapable. Quelques éclaboussures de sang de poulet ci et là, une belle tâche au sol percé par sa lance, Radulf lui aurait bien un ou deux carreaux à perdre pour donner le change et créer l'illusion d'un combat récent. Elle marcherait ensuite au milieu des broussailles avant de revenir sur ses pas en laissant des traces ensanglantées sur le feuillage pour donner une mauvaise direction. A contre coeur, elle gaspilla une petite quantité de poudre d'or sur la voie principale : le prix à payer pour faire correspondre le lieu de l'attaque à leur marchandise. " Et bien mon cher Radulf, j'espère que ces efforts payeront et que tous finirons vite les fers aux pieds ! Si tu peux peut être te fondre dans la masse, il semble évident que cela s'avèrera plus difficile pour quelqu'un comme moi. Si tu es d'accord, profitons encore de la nuit tombante et des sillons laissés sur cette route et, le moment venu, nous utiliserons la magie pour nous enfoncer en direction de notre destination !? "
_________________ " Je n'ai choisi ni l'ombre ni la lumière, mais j'en porte le fardeau . Mon esprit lentement sombre et vert est ma couleur de peau . " Traité de médecine naturelle et alchimiqueFiche d' Aânkhti, par Wellby
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