Homme-yack

Humanoïde monstrueux de taille G

Source : Manuel des Monstres 2

Dés de vie : 5d8+10 (32 pv)
Initiative : +4
Vitesse de déplacement : 9 m
Classe d’armure : 16 (–1 taille, +7 naturelle), contact 9, pris au dépourvu 16
Attaque de base/lutte : +5/+13
Attaque : bâton (+9 corps à corps, 1d6+6), ou cimeterre à deux mains (+8 corps à corps, 2d4+6/18–20)
Attaque à outrance : bâton (+9 corps à corps, 1d6+6), ou cimeterre à deux mains (+8 corps à corps, 2d4+6/18–20)
Espace occupé/allonge : 3 m/3 m
Attaques spéciales : fusion dans la chair
Particularités : contrôle de génie, utilisation des bâtons, vision dans le noir (18 m)
Jets de sauvegarde : Réf +4, Vig +3, Vol +6
Caractéristiques : For 18, Dex 11, Con 15, Int 14, Sag 15, Cha 14
Compétences : Connaissances (mystères) +10, Déguisement +10, Premiers secours +10, Utilisation d’objets magiques +10
Dons : Arme de prédilection (bâton), Attaque en puissance, Science de l’initiative (S)
Environnement : montagnes
Organisation sociale : solitaire, paire, troupeau (3–12, plus 1 chef de niveau 1–5 et 1–2 esclaves humanoïdes ou géants par homme-yack) ou tribu (11–20, plus 1 chef de niveau 5–12, 1–2 lieutenants de niveau 1–5, 1–2 esclaves humanoïdes ou géants par homme-yack et une force de 10–40 esclaves combattants)
Facteur de puissance : 4
Trésor : normal, plus bâton
Alignement : généralement neutre mauvais
Évolution possible : par une classe de personnage
Ajustement de niveau : +2

Comme leur nom l’indique, les hommes-yacks sont des yacks humanoïdes qui marchent sur leurs pattes arrière, s’habillent de vêtements précieux et pratiquent la magie. Ils sont légèrement plus petits que les minotaures, mais, à part une vague ressemblance, ces deux races n’ont pas grand-chose en commun. Leur pelage fourni est entretenu et peigné avec soin, et leurs cornes sont souvent décorées de glands ou recouvertes d’argent. Ils aiment les bijoux et les vêtements de laine ou de soie. Tous les hommes-yacks adultes portent des bâtons, qui sont souvent magiques, et possèdent généralement des cimeterres à deux mains qu’ils peuvent tenir d’une seule main en raison de leur grande taille.
Les hommes-yacks vivent sur des pics montagneux isolés et éloignés de tout, inaccessibles à tous, sauf aux voyageurs et aux explorateurs les plus endurcis.
Les hommes-yacks parlent le commun.

Combat

La plupart des hommes-yacks se battent à l’aide de leurs cimeterres à deux mains ou de leurs bâtons, que ceux-ci soient magiques ou ordinaires.
Fusion dans la chair (Mag). Une fois par jour, un homme-yack peut faire fusionner son propre corps avec celui d’un humain, d’un demi-orc, d’un elfe, d’un nain ou d’une créature de type géant de taille P à G. En dehors des différences suivantes, ce pouvoir fonctionne comme le sort possession à l’intensité augmentée au 9e niveau. Son niveau de lanceur de sorts est de 20 et un jet de Volonté de DD 21 permet d’y résister. Pour utiliser ce pouvoir, l’homme-yack doit toucher sa cible pendant 20 minutes sans interruption. Les hommes-yacks attachent généralement leurs victimes avant d’utiliser ce pouvoir. À la fin de cette période, la cible doit réussir un jet de Volonté pour rester consciente. En cas d’échec, l’esprit de l’hôte s’engourdit et l’homme-yack en prend le contrôle. L’homme-yack n’utilise aucun réceptacle : il fusionne physiquement avec le corps de son hôte, sans aucun intermédiaire. La fusion dans la chair prend fin lorsqu’elle est dissipée ou lorsque l’homme-yack décide d’y mettre un terme.
L’homme-yack acquiert toutes les connaissances et tous les souvenirs de son hôte, ainsi que ses compétences, ses dons et ses pouvoirs extraordinaires, mais aucun de ses pouvoirs magiques ou surnaturels. Il conserve l’accès à ses propres pouvoirs magiques et surnaturels. La fusion ne laisse aucune aura magique et n’est donc pas révélée par détection de la magie, mais vision lucide permet de discerner la double nature de la victime. Si le corps de l’hôte est tué, l’homme-yack meurt avec lui. La séparation des deux corps nécessite 10 minutes. L’hôte reprend conscience 1d6 minutes après la fin de la séparation. Seules les personnes connaissant personnellement l’hôte peuvent remarquer la supercherie. Elles doivent remporter un test opposé de Détection contre le test de Déguisement de l’homme-yack, qui représente son aptitude à interpréter le rôle de la personne qu’il possède.
Contrôle de génie (Sur). Une fois par jour, un homme-yack peut convoquer et contrôler un jann d’alignement mauvais. Il ne peut jamais avoir plus d’un jann sous son contrôle à la fois. Le jann convoqué reste son esclave jusqu’au second lever du soleil suivant la convocation. Tous les génies haïssent les hommes-yacks mais, pour des raisons oubliées depuis longtemps, aucun génie ne peut attaquer directement un homme-yack. Les génies peuvent tenter de contrecarrer leurs plans ou de les gêner indirectement, mais ils agissent avec prudence, sachant que toute hostilité risque d’aggraver les conditions de vie des janns réduits en esclavage.
Utilisation des bâtons (Ext). Un homme-yack peut utiliser n’importe quel bâton magique. Ce pouvoir fonctionne comme la compétence Utilisation d’objets magiques, mais ne s’applique qu’aux bâtons magiques et ne nécessite aucun test de compétence. La probabilité qu’un homme-yack possède un bâton magique est égale à son nombre de dés de vie multiplié par 5 %, soit 25 % pour un homme-yack ordinaire.

Les hommes-yacks dans les Royaumes

Les hommes-yacks, ou yikaria, règnent sur l’Empire yikarien, un royaume secret qui s’étend sur une grande partie des Monts Piliers-du-Monde et sur les plateaux, vallées et déserts qui les entourent, au nord-est de Zakhara. Depuis leur capitale, Nathong, la Cité du Lotus, ils dirigent une théocratie consacrée au Dieu Sans-Visage et maintiennent sous leur domination de nombreux esclaves humains, nains, yétis et génies. Leurs cités et leurs forteresses occupent des vallées reculées, parfois étonnamment clémentes malgré les pics glacés qui les encerclent. Hors de leurs frontières, ils agissent également par l’intermédiaire d’esclaves infiltrés, d’agents et de génies asservis, si bien que l’étendue réelle de leur influence demeure largement méconnue.

Société des hommes-yacks

Les hommes-yacks s’installent dans des vallées montagneuses isolées, où ils fondent des royaumes protégés du monde extérieur par des passages périlleux. Ces vallées sont souvent de véritables havres de verdure et de vie, nichés entre des pics désolés et couverts de neige.
Dans ces retraites apparemment idylliques, les hommes-yacks gouvernent leurs sujets humains, elfes et nains d’une main de fer. Malgré leur érudition et leur culture étendues, ce sont des seigneurs profondément maléfiques. Ils ne se soucient de leurs sujets que dans la mesure où un esclave vivant travaille plus efficacement qu’un esclave mort, et où conserver leurs esclaves en vie leur évite d’avoir à travailler eux-mêmes.
Les étrangers découvrant une enclave d’hommes-yacks sont souvent agréablement surpris par ce qui semble être une société utopique cachée au cœur des montagnes. Les hommes-yacks entretiennent cette illusion jusqu’à ce que les visiteurs puissent être désarmés et réduits en esclavage.
Leurs cités abritent plusieurs milliers d’hommes-yacks et cinq à six fois plus d’esclaves. Chaque cité est entourée d’enclaves plus petites et d’avant-postes appartenant à la tribu.