Reeshov

Petite ville, Outreterre Basse

Population : 1 838 habitants (torves 79 %, quaggoths 15 %, hommes-lézards 4 %, troglodytes 1 %)
Gouvernement : autocratie
Alignement : N

Cette communauté de torves est une ville fortifiée dont les habitants croient être sous la menace permanente de terrifiants adversaires. Après avoir tué leurs ravisseurs illithids, les fondateurs de la ville jurèrent que plus jamais ils ne seraient réduits en esclavage. Les habitants de Reeshov s'accrochent à leur liberté avec une férocité et une volonté rares chez les torves habituels.
Située à 18 kilomètres environ sous les collines du Serpent, la communauté torve de Reeshov est à la fois une ville et une forteresse. Ces torves ont juré de ne plus être les prisonniers de qui que ce soit et les tètes d'illithids qu'ils plantent au bout de leurs lances sont là pour le prouver. En fait, cette communauté se caractérise par une culture paranoïaque et haineuse envers les étrangers.
La ville s'élève dans une caverne ronde et spacieuse haute de 6 mètres seulement. Elle tire son eau d'une rivière qui plonge au beau centre de la communauté par un trou figurant au plafond. Un réseau d'aqueducs la conduit ensuite vers un ensemble de lieux de stockage dispersés dans la ville, l'excédant débordant dans un bassin communal situé en son centre. Les bâtiments sont conçus à partir de grandes plaques de pierre posées les unes contre les autres ou contre des piliers de soutènement. Les plafonds sont rares, mais celui de la caverne suffit bien ainsi.
Les tunnels situés dans un rayon de 400 mètres de la ville sont truffés de pièges. D'ailleurs, la zone est délimitée par des bas-reliefs représentant des torves plongeant leur lance dans les corps d'illithids couchés au sol. L'endroit dissimule donc un très grand nombre de fosses, de pièges équipés de pieux et de zones susceptibles de s'effondrer à tout instant. Les habitants qui quittent la ville mémorisent la zone pour ne pas rencontrer de problèmes en rentrant, mais les étrangers qui souhaitent y entrer doivent passer des heures à chercher et à désamorcer les pièges.
Reeshov est dépourvue de portes, mais elle possède une enceinte là où le plafond et le sol se rejoignent quasiment. Tous les nouveaux arrivants doivent donc se faufiler dans un espace étroit et serpentin. En cas d'assaut, les torves recouvrent l'endroit d'huile et y mettent le feu.
Les habitants de Reeshov voient tout visiteur comme une menace potentielle. Ils rencontrent étrangers et marchands en dehors du périmètre piégé, mais seuls les individus qui ont rendu un immense service à la ville sont acceptés en son sein. Les flagelleurs mentaux ont déjà tenté de l'infiltrer en usant d'esclaves dominés, ce qui explique que les habitants se méfient de tous ceux qu'ils ne connaissent pas.
Les nouveaux résidents sont en période d'essai pendant deux générations au moins. Tous les torves et l'ensemble des quaggoths qui vivent en ces lieux sont des citoyens de confiance depuis plusieurs générations et ils se mêlent assez bien. Les hommes-lézards font partie de la ville depuis deux générations et les troglodytes depuis une seulement. Ces créatures ont le droit de vivre en ville, mais elles n'en restent pas moins des étrangers susceptibles de se révéler être des espions ou des traîtres. Quand bien même, les reptiliens gagnent leur vie et le respect lésineur des torves. Au sein de la société des hommes-lézards, la survie est au-dessus de tout et les techniques de survie les plus efficaces (et horriblement pragmatiques) sont issues de leur sagesse tribale. Bien qu'ils soient maléfiques, les troglodytes utilisent quant à eux leur magie divine pour le bien de la ville.
La principale contribution des hommes-lézards à la défense de la ville se fait par le concept de sacrifice individuel. Pour assurer la sécurité de la ville, il suffit parfois d'abandonner quelques membres, même s'il faut pour cela les trahir ou leur mentir. En outre, l'armée de la ville (qui compte les mâles et nombre des femelles) est prête à recourir à des tactiques suicidaires si besoin est. Les reeshovites n'hésitent à sacrifier l'un des leurs pour abattre plusieurs de leurs ennemis. Shepsurletts fut la première à introduire ce concept dans l'intérêt des hommes-lézards et son plan a fonctionné jusqu'à présent. Des dizaines de torves se sont sacrifiés face à diverses menaces sans qu'un seul homme-lézard ait été perdu.
Mordgorge est à la tête de torves et de quaggoths loyaux, mais il agit prudemment avec les habitants reptiliens de la ville. Le chef a recours à des promesses de richesses, de nourriture et de privilèges pour satisfaire hommes-lézards et troglodytes. Récemment, il a conclu une alliance avec un foreur du nom de Zlurpunvt. En échange de son aide occasionnelle, les reeshovites lui remettent les pièces et les gemmes qu'ils trouvent. L'économie de la ville est basée sur le troc, mais Mordgorge encourage les citoyens à acquérir des pièces pour contenter Zlurpunvt.
Non seulement l'esclavage est illégal à Reeshov, mais il s'agit d'un crime capital. Les créatures accompagnées d'esclaves sont abattues sur-le-champ. Les esclaves affranchis ont droit à plusieurs jours d'eau et de nourriture et on leur donne la direction de l'endroit où ils souhaitent se rendre. Les esclaves irrationnels ou violents sont tués dans un souci de miséricorde.

Sites importants

Comme les assauts menés contre Reeshov s'achèvent souvent au sein même de la ville, les torves ont décidé d'y installer de nombreux pièges. Les habitants considèrent que leur demeure s'élève sur un champ de bataille potentiel et il est normal de vivre au beau milieu de pièges mortels à leurs yeux. Des lances sont fixées aux murs de tous les foyers et des armes d'hast sont à portée de main de chacun.

L'Atelier aux pièges

Une variété surprenante de matériel et d'outils encombre cet atelier constitué d'une unique pièce. Parmi ce fouillis, on trouve des dizaines de ressorts, du fil de fer et un choix de poisons impressionnant. Torves et quaggoths œuvrent de concert pour concevoir de. nouveaux pièges et réparer les anciens, ce qui explique que ces derniers soient toujours opérationnel

Les Bains communaux

Bien que les aqueducs approvisionnent tous les bassins de Reeshov, la plus grosse réserve d'eau de la ville est sans conteste celle qui se trouve en son centre. Les bains constituent en quelque sorte le cœur social de la ville. Les familles s'y rendent régulièrement en compagnie de leurs enfants et de leur linge. Mordgorge y réunit également son conseil de guerre et les troglodytes mènent leurs cérémonies religieuses au sein d'une caverne humide située sous le bassin.

Histoire de la région

L'avant-poste illithid du nom de Suruptik constituait une menace grandissante pour les communautés de la. Nord-Terre. Il se montra discret jusqu'en 1099 CV, lorsque sa population d'esclaves torves et quaggoths explosa soudainement. Certains y virent alors les préparatifs d'une guerre.
Celle-ci éclata bel et bien, mais pas comme les illithids l'avait prévue. Là guerre des Chaînes brisées (comme l'appellent les torves) prit la forme d'une révolte au cours de laquelle les esclaves de Suruptik tuèrent leurs maîtres. Faisant preuve d'un barbarisme sans précédent, ils dévorèrent tous les illithids et brûlèrent tout ce qui était inflammable, puis ils rebâtirent en partant de rien. Durant les deux cent soixante-dix années qui suivirent, les torves luttèrent désespérément pour ne pas s'éteindre, Des vagues de flagelleurs mentaux, d'aboleths, de derros et de drows s'abattirent sur la ville pour s'emparer de nouveaux esclaves, mais les habitants parvinrent à repousser tous les assauts. Au cours de la dernière décennie, ils ont même réussi à accroître leurs terrains de chasse et à grandir en puissance.
Les hommes-lézards et les troglodytes se joignirent à la population de la ville il y a une cinquantaine d'années de cela, lorsqu'un assaut d'esclaves de flagelleurs mentaux fut repoussé après que les torves eurent tué les illithids qui les contrôlaient. La violence dont les esclaves affranchis firent montre en s'attaquant aux restes de leurs ravisseurs est restée dans les annales de la ville.


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