Loviatar

douleur, agonie, blessure, tourment, mortifications, torture

Symbole : fouet barbelé à neuf queues

Déesse mineure, LM

Loviatar est la déesse belliqueuse, dominatrice et intrépide des bourreaux, des sadiques et autres brutes. On la représente sous les traits d'une jeune femme extrêmement pâle, vêtue d'une armure plissée blanche et armée d'une baguette de même couleur, d'un fouet ou d'un chat à neuf queues qu'elle utilise comme une arme contre ses ennemis. Elle est vénérée par les tortionnaires, les sadiques et tous les êtres maléfiques et pervertis, ce qui inclut certaines créatures qui adorent tourmenter les autres.
Agressive et dominatrice, Loviatar ignore ce qu'est la peur. Elle est froide, cruelle et totalement dénuée d'émotions (qu'elles soient positives, comme l'amour, ou même négatives, comme la haine ou la peur). Ce serait un véritable exploit si un mortel (ou même un dieu) parvenait à entailler la gangue de glace qui entoure son cœur. Son instinct ne la trompe jamais dès qu'il s'agit d'infliger une souffrance physique ou morale, à tel point qu'elle sait toujours ce qu'il faut dire pour blesser ses interlocuteurs et semer le doute dans leur esprit, fussent-ils dieux ou mortels. Contrairement à la plupart des tourmenteurs, elle ne craint pas de se faite blesser dans l'affrontement et se moque ouvertement des tentatives faites pour la meurtrir, tant physiquement que moralement. Son unique faiblesse est peut-être sa nature extrêmement calculatrice, qui repose sur la certitude que tous les mortels sont profondément égoïstes. En conséquence, ceux qui se comportent en héros ou qui n'hésitent pas à se sacrifier peuvent parfois faire échouer ses plans concoctés avec soin.

Histoire et relation

Loviatar est l'une des Sombres Divinités. Elle servait Bhaal en compagnie de Talona, qu'elle aime tourmenter et taquiner. Depuis la disparition de Bhaal, durant le Temps des Troubles, Loviatar et Talona sombrent lentement sous le joug de Shar. Cependant, le retour de Baine, qui était le supérieur de Bhaal, laisse présager un conflit d'allégeance. Loviatar s'entend bien avec Malar, voyant sa façon de chasser comme une forme de torture des plus délicieuses. Bien qu'incapable d'émotions la Vierge de la Souffrance vise énormément dans ses plans sadique Ilmater, qui protège ses victimes des tourments qu'elles méritent et dans une moindre mesure Eldath et Lliira pour la joie et la paix qu'ils promettent sans faire montre de la souffrance nécessaire pour y parvenir. Depuis le Temps des Troubles, le clergé de Sharess a multiplié les attaques contre le clergé de Loviatar, attirant de plus en plus son attention.

Culte et clergé

Les prêtres de Loviatar sont peu nombreux mais leur pouvoir est immense. Leurs adversaires préfèrent les éviter, car la mort est le plus doux des châtiments qu'ils réservent à ceux qui insultent leur déesse. Les femmes (humaines et demi-elfes) dominent le clergé depuis toujours, tant en nombre qu'au niveau des postes qu'elles occupent. L'Église est extrêmement bien organisée et se compose principalement de clercs. Les prêtres du culte, que l'on nomme fustigeurs, jouent le rôle de bras armé de la foi. Ils se rendent d'un lieu à l’autre et s'assurent que la volonté de leur déesse est respectée. Ce sont également les envoyés spéciaux du culte, quand ils ne sont pas utilisés comme inquisiteurs ou agents secrets. Les clercs éprouvent un immense respect pour les fustigeurs, car ces derniers sont bien souvent l'instrument de la vengeance de Loviatar. Lorsqu'un temple est présent en ville, les clercs constituent la majorité de l'effectif, mais un à trois fustigeurs peuvent être appelés en cas de problème. Les mystiques sont souvent dépêchés auprès de petits groupes de fustigeurs. Quant aux moines, même s'ils vivent généralement entre eux, ils dépendent également de la hiérarchie du temple auquel leur abbaye ou monastère est rattaché.
Les prêtres de la Vierge des Douleurs sont appelés Loviates, même si les anciens textes les mentionnent parfois sous le nom de Lovites. Ils sont souvent cruels et sadiques. Ils adorent faire souffrir les autres (et subir eux aussi les pires douleurs) et leur clergé applique une discipline de fer. Les novices doivent souvent éprouver mille tourments inutiles pour accomplir la moindre tâche, ce qui ne peut que leur rappeler combien l'obéissance est importante. Ceux qui survivent à ce traitement y gagnent bien souvent un contrôle de soi absolu, ce qui leur permet de continuer à réfléchir et d'agir calmement alors même qu'ils sont en train de se vider de leur sang. Ils sont habitués à la douleur et arborent de nombreuses cicatrices, vestiges de souffrances qu'ils se sont eux-mêmes infligées ou que leurs supérieurs les ont forcés à endurer. Ils ont pour habitude de saupoudrer de sel les blessures ouvertes (tant celles qu'ils infligent que celles qu'ils reçoivent). De cette manière, la douleur est bien plus grande et Loviatar ne peut qu'en être satisfaite.
Les Loviates prient toujours pour obtenir des sorts d'attaque avant de sortir en public et on leur répète incessamment de rester sur leurs gardes. Même si leur orgueil les pousse à se déplacer seuls, même dans les ruelles sombres, leur réputation leur cause parfois des ennuis auprès des marins ou dockers avinés, quand des fidèles d'une religion d'alignement bon ne décident pas de leur tendre une embuscade. Mais ces agresseurs apprennent toujours bien vite que les prêtres de Loviatar font de terribles adversaires. En effet, comme ils ne craignent ni la douleur ni les blessures qui pourraient les défigurer, ils se ruent au combat là où d'autres, plus prudents, reculeraient. Lorsqu'elles s'ennuient, certaines prêtresses se rendent même dans des tavernes dans le seul but de déclencher une bagarre. Mais les Loviates rechignent à trop utiliser de telles méthodes dans les régions civilisées, de peur de se faire tuer ou de voir leur religion interdite et harcelée à l'avenir.
Novices et postulants sont connus sous le nom d'Avilis, tandis que les prêtres utilisent les titres suivants, par ordre d'importance : Balafré(c), Adepte (de la Douleur), Frère/Sœur (des Tourments), Grand Mal (invariable), Caresseur/Caresseuse (des Douleurs), Flagellateur/Flagellatrice, Souffrecœur, Maître/Maîtresse du Fouet, Grand Maître/Grande Maîtresse du Fouet, Tatoué(e) (par la Déesse) et Digne Plaie. Le terme entre parenthèse indique la véritable dénomination de chaque titre, mais elle n'est utilisée que lors des rituels et des procès, ou encore sur les documents écrits. Les deux derniers titres s'appliquent à tout Loviate dirigeant (ou ayant dirigé) un temple, une abbaye ou un monastère de la déesse, ainsi qu'à ceux qui se sont distingués et qui ont choisi une existence d'aventuriers errants pour étendre la marque de Loviatar sur les Royaumes (ils le font bien souvent à la tête de groupes d'aventuriers maléfiques, qu'ils utilisent pour faire souffrir des régions entières).
Les prêtres de Loviatar prient pour obtenir leurs sorts au matin, tout en s’agenouillant après s'être flagellés. (Le même rituel est exécuté le soir, mais sans préparer de nouveaux sorts.) Les loviates célèbrent les quatre festivals saisonniers au cours du rite de Douleur et de Pureté : une danse prenant la forme d'un cercle, que les prêtres chantant et psalmodiant réalisent sur du fil de fer barbelé, des épines ou des tessons de verre. Durant celle-ci, le fouet des grands prêtres et les tambours des laïcs poussent les participants à aller toujours de l'avant. Toutes les douze nuits (à moins que l'une d'elles ne coïncide avec le rite de la Douleur et de la Pureté, qui prend alors le pas), les prêtres célèbrent les rites de la chandelle, exposant certaines parties de leur corps aux flammes jusqu'à ce que les grands prêtres éteignent les chandelles à l'aide de vin consacré. De nombreux prêtres se multiclassent en guerriers (se spécialisant alors dans l'usage du fouet) en ensorceleurs ou en magiciens, se spécialisant généralement dans les enchantements et autres illusions.
Vêtements sacerdotaux. Quel que soit leut sexe, les Loviates portent de hautes bottes noires, un collier serré de même couleur et des gants, également noirs, qui arrivent presque à leurs épaules. Ils revêtent également un body en cuir à la coupe audacieuse, sur lequel (ou sous lequel) ils glissent une robe blanche ou noire, échancrée jusqu'à la taille et doublée de soie écarlate (de cette manière, chacun de leurs mouvements s'accompagne de fugaces taches rouges).

Dogme

Le monde n'est que douleur et tourment, et le mieux que vous puissiez faire est d'encaisser les coups que vous ne pouvez pas éviter et de rendre autant de souffrance que possible à ceux qui vous blessent. La bonté est la meilleure des compagnes qui mérite de souffrir et elle augmente d'ailleurs l'intensité de la douleur. A l'occasion, faites montre de pitié et accordez vos soins pour offrir l'espoir aux gens et accroître davantage le mystère de la miséricorde de Loviatar. Si vous faites preuve d'une cruauté permanente, vous vous mettrez tout le monde à dos. Apprenez à vous montrer séduisant. Offrez douleur et tourment à ceux qui aiment cela, mais également à ceux qui le méritent ou qui en souffriront le plus. Le fouet, le feu et le froid sont les trois douleurs qui ne font jamais défaut aux fidèles. Enseignez les préceptes de Loviatar lorsqu'une punition est assignée. La douleur est le meilleur des tests, mais elle offre une force spirituelle et un véritable plaisir aux justes et aux courageux. Il n'existe nulle sanction réelle quand le punisseur ne connaît pas la discipline. Où que l'on trouve un fouet, on trouve également Loviatar. Craignez-la -mais désirez-la également.


Plan de résidence : Landes de la Malédiction et du Désespoir
Domaines : Force, Justice, Loi, Mal, Souffrance
Armes de prédilection : Fouet barbelé

Classes de prestige lié à Loviatar : Vierge barbelée, Vierge de la Souffrance

Dons lié à Loviatar : Initié de Loviatar



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