Lliira

joie, bonheur, danse, festivals, liberté, indépendance

Symbole : triangle reliant trois étoiles à six branches (orange, jaune et rouge)

Déesse mineure, CB

Lliira est la vierge en perpétuel mouvement d'innombrables ballades, l'ingénue dansante classique qui a inspiré des générations de poètes, d'auteurs et tous ceux qui profitent d'une vie menée gaiement et en toute liberté. Détachée des événements quotidiens du monde matériel, Lliira s'adresse à ses plus fidèles disciples par le biais des songes, leur montrant que la plupart des offenses ne méritent pas qu'on s'en préoccupe, et que bien peu d'ennuis valent que l'on s'écarte du rigodon élyséen, une philosophie qui place la joie au-dessus de tout le reste.

Histoire et relation

Lliira se trouve officiellement sous les ordres de Sunie (qui, il y a peu encore. était également servie par Séluné), mais elle est bien plus proche de Milil, avec qui elle s'entend particulièrement bien. En raison de cette bonne relation qui unit les deux puissances, les érudits se trompent parfois quant à l'allégeance de Lliira : même si elle est alliée avec Deneir, Milil et Oghma, ce dernier n'est nullement son supérieur. Une légende sournoise a commencé à circuler après le Temps des Troubles, expliquant que Lliira avait tue Leïra parce que cette dernière avait un nom qui ressemblait par trop au sien. Il s'agit là d'un mensonge éhonté.
Comptant jadis parmi les amis proches de Waukeen, la déesse du commerce, Lliira prit sous son aile nombre des prêtres désorientés de l'Amie des Marchands lorsque cette déesse disparut pendant le Temps des Troubles. Cependant, en revenant, Waukeen convoita jalousement les prêtres qui s'étaient convertis au lliiranisme. Le malaise qui en résulta fut à l'origine d'un schisme entre les deux compagnes. Le meurtre de la grande noceuse de Selgonte, Chlanna Asjros (que Lliira avait prise pour amante lorsqu'elle avait adopté forme humaine pendant le Temps des Troubles), commandité par une secte locale de Loviatar, a profondément affecté la Joyeuse. Un ordre militant appelé les mimes écarlates parcourt désormais Faerûn avec son soutien, se débarrassant des agents de la Vierge de la Souffrance au moyen d'une danse aussi complexe que meurtrière qui exploite leurs bottes munies de lames.

Culte et clergé

Lliira attire les danseurs et les hédonistes. Elle reçoit également des offrandes de ceux qui recherchent sa bénédiction pour une fête ou un rassemblement quelconque. Les Lliirans (terme qui regroupe prêtres et fidèles) ont une réputation méritée de fêtards impénitents, er plus d'un groupe d'aventuriers a eu la désagréable surprise de trouver la caisse vide après l'avoir laissée à la charge du prêtre de Lliira.
Les prêtres de Lliira sont des gens gais qui adorent raconter des blagues (mais pas jouer des mauvais tours). Ils passent leut temps à s'imiter les uns les autres et à se tourner en ridicule, à essayer de faire rire les gens qui les entourent et à dépenser leur argent à tort et à travers pour faire le bonheur de leurs proches (en leur faisant des cadeaux et en organisant banquet sur banquet). Il n'est pas rare que les Lliirans offrent 2000 po (voire plus) à un aubergiste en lui demandant d'ouvrir son établissement en grand pour la soirée et de servir gratuitement tous ceux qui se présentent. Les prêtres instaurent également un service d'ordre (les "joyeux videurs") et accrochent des filets au plafond de manière à couvrir tous les points stratégiques. Actionnés par des cordes et des poulies, ces dispositifs permettent de calmer les fauteurs de troubles.
Il n'existe aucune hiérarchie au sein du clergé. Ceux qui sont envoyés d'un temple à un autre sont universellement respectés (de même que ceux qui se choisissent une vie d'aventurier), mais aucune communauté de Lliira n'est soumise à une autre. La visite d'un prêtre aventurier est toujours prétexte à faire la fête (de même qu'une journée ensoleillée, un ciel couvert, un autre parsemé de nuages laissant passer quelques éclaircies, etc.). Si tout le clergé reconnaît l'autorité de la Mère de l'Allégresse, c'est uniquement parce que ses décisions restent toujours d'ordre général et que ses coffres semblent véritablement sans fond.
Les Lliirans n'utilisent que très peu de titres. Ils s'adressent les uns aux autres sous les termes de "Frère" ou "Sœur". Les prêtres sont "les Élus", les novices et autres fidèles "les Mis à l'Épreuve" et le reste du monde "les Aveugles". Chaque temple est dirigé par un Maître des Festivités (titre qui s'applique même si la responsable est une femme), qui a sous ses ordres un Grand Prieur, un Chantre du Savoir, un Sénéchal et un Quartier-Maître. Lliira est la seule et unique Maîtresse des Festivités. Pat décret divin, nulle mortelle ne peut plus porter ce titre (qui était extrêmement populaire, autrefois).
Les temples n'obéissent à aucun style particulier mais, la plupart du temps, ils s'organisent autour d'une immense salle de bal ou de réunion menant à de nombreux bars, salons, salles de conférence ou dortoirs (pour ceux qui ont un peu trop bu). Les étages supérieurs accueillent bien souvent les prêtres, dont les quartiers sont très confortables. Les temples de Lliira sont opulents. On y trouve des chandeliers de cristal, des sols en parquet ou en mosaïque, des tentures en velours, de nombreux miroirs dorés et des bats en chêne très bien achalandés. Le symbole de la déesse est généralement visible à l'entrée de l'édifice. Au choix, ce symbole peut être celui qui est décrit plus haut, celui que l'on retrouve dans certains textes anciens (et qui montrent les trois étoiles en diagonale, l'orange étant en haut a gauche, la jaune au centre et la rouge en bas à droite), ou encore celui que l'on utilise plus fréquemment sur les autels ou, sous forme d'illusion, sut les portes du temple (une grosse bûche léchée par les flammes, accompagnée d'une odeur de cannelle ou de viande rôtie).
Les Lliirans se réjouissent dès l'aube venue et prient pour obtenir leurs sorts dès que le matin pointe le bout de son nez. Tous les jours sacrés qui ne sont pas liés au culte de quelque créature maligne sont prétextes à réjouissances. Les fêtes les plus sacrées commencent avec les Épées baissées, un rituel au cours duquel on jette des armes au sol avant de les recouvrir d'un monticule de fleurs fraîchement cueillies. Les lliirans se multiclassent souvent en bardes.
Vêtements sacerdotaux. Qu'ils soient hommes ou femmes, les semeurs de joie revêtent une tenue moulante de couleur rouge, orange et jaune. La répartition des couleurs est souvent inégale : une jambe peut ainsi être jaune, l'autre rouge, tandis que les deux bras seront respectivement orange et jaune, le devant orange et le dos jaune. Une robe sans manche est enfilée sur ce vêtement et elle aussi reprend les trois couleurs traditionnelles. Les décolletés plongeants sont la norme, tant chez les hommes que chez les femmes, et tous se laissent pousser les cheveux (qui peuvent rester libres ou être noués, selon la mode de l'endroit). Les semeurs de joie complètent leur tenue par des boucles d'oreilles aussi visibles que complexes, des bracelets, des cosmétiques et des chaînes de cheville ou de ceinture. Les variantes que chacun peut apporter à cette base sont autorisées, et même encouragées.
Vêtements de tous les jours. Les trois couleurs du culte se retrouvent autant que possible au niveau de l'armure, du manteau, de la cape, bref, de la tenue de tous les jours. Lorsqu'une telle exubérance est impossible, le prêtre de Lliira se rabat sur des habits où ses trois couleurs fétiches sont présentes, ne serait-ce que sous forme de fins liserés.

Dogme

Chaque jour qui passe est un mouvement supplémentaire au sein du rigodon élyséen, l'heureuse danse d'une vie d'extase menée dans l'insouciance et sans la moindre frustration. Recherchez la joie en commençant par l'offrir à votre prochain. Les fêtes sont ouvertes à tous — rassemblez y ceux qui sont perdus, seuls, exilés et traqués, et même vos ennemis. Laissez chacun suivre ses désirs et n'omettez jamais de céder aux. vôtres.


Plan de résidence : Eau Brillante
Domaines : Bien, Chaos, Charme, Famille, Joie, Radiance, Voyage
Armes de prédilection : Shuriken



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