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 Sujet du message: Quelques saisons dans la cité.
MessageMessage posté...: Ven 23 Nov 2018, 00:29 
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Eudyl Plumeblanche, le négociateur immobilier, sourit en voyant arriver Azuil. Il la salut aimablement avant de l'inviter à s'asseoir à son bureau. Elle l'observe tandis qu'il ouvre devant lui une chemise de cuir d'où il tire plusieurs parchemins. Il fait glisser vers elle les parchemins afin qu'elle puisse bien les voir. Avec étonnement, elle découvre sur chaque document un dessin assez détaillé et très bien réalisé d'une maison, des vues de son intérieur et de son extérieur. Eudyl s'explique alors.

- Voici ce que j'ai pu trouver grâce aux critères que vous m'avez donné, hier. Comme vous pouvez le voir sur ce premier document, cette maison comporte tout les critères que vous désiriez avec même des chambres et petites pièces supplémentaires. Le jardin est grand et vous pourriez même y construire plus tard des dépendances.

Devant le regard soupçonneux d'Azuil, Eudyl se racle la gorge avant de poursuivre.

- Euh...où en étais-je ? Ah oui...Bon je sais bien que vous désiriez un quartier calme et il l'est malgré ce que vous pouvez penser. La ruelle où se trouve la maison est une impasse ce qui limite grandement les bruits.

Azuil prend un air dépité.

- Je ne doute pas que cette maison soit plus grande que ce que j'espérais et que son jardin le soit tout autant mais le quartier...C'est le quartier pauvre de la cité, n'est ce pas ?

Eudyl tente de jouer sur la corde sensible en répondant.

- Oui, le quartier est pauvre, c'est vrai. Cela vous pose t-il vraiment problème, ma dame ? Je veux dire, de côtoyer de pauvres gens au quotidien ? De les avoir pour voisins ?

Il garde un ton parfaitement neutre et un sourire amical pour ne pas paraître trop accusateur mais Azuil ne peux s'empêcher de rougir jusqu'aux oreilles. Elle pince les lèvres avant de rétorquer.

- Je n'ai absolument pas de soucis avec le fait de côtoyer de pauvres gens, messire Eudyl, mais je sais que ce genre de quartier est propice aux rixes, aux querelles en tout genre et aux tapages nocturnes comme diurnes. Ce n'est pas l'environnement que je souhaite pour m'installer et je pense que vous le savez aussi bien que moi.

Son regard montre qu'elle n'est pas dupe de la tentative du négociateur de vouloir lui refourguer une bâtisse qu'il doit avoir bien du mal à vendre, vu son emplacement, et qu'il n'a pas marquer de points en agissant de la sorte avec elle. C'est au tour d'Eudyl de rougir et de se montrer confus. Il balbutie une excuse avant de reprendre rapidement pour faire oublier sa bévue.

- Excusez-moi, euh...voici la seconde demeure que j'ai pu trouver. Elle se trouve dans le quartier résidentiel, plus particulièrement dans le secteur limitrophe du quartier des petites-gens. La ruelle est également une impasse, ce qui limite les risques de bruits environnants. La ruelle ne comporte que 6 autres maisons comme vous le voyez sur le plan que je vous ai dessiner.

Trois maisons d'un côté et trois de l'autre et la votre au fond de l'impasse. Ce qui m'a plu, c'est le calme de la ruelle, les maisons avec leurs jardins arborés et surtout comme vous pouvez le voir le mur de pierre du fond de votre future propriété qui vous apporte un bon isolement vis à vis de la rue qui passe derrière.


Eudyl sourit d'un air rassurant.

- Oh rassurez-vous, la rue derrière la maison est assez calme mais elle est passante tout de même. Enfin, c'est, je pense, la meilleure proposition que je peux vous faire au regard de votre budget et du lieu que vous désiriez. Elle possède tout vos critères.

Il pousse, enfin, les derniers parchemins vers Azuil.

- Cette maison se trouve dans le quartier résidentiel riche de la cité. Comme vous pouvez le constatez, elle possède également beaucoup des critères que vous désiriez mais pas tous. Il manque la chambre pour le bébé et la chambre d'ami. Par contre elle possède une grande bibliothèque. La pièce pourrait-être, avec quelques travaux, séparée en deux parties pour pouvoir faire une chambre supplémentaire. Cela vous laissera quand même une bibliothèque mais plus petite. De même, elle possède un jardin mais plus petit que ce que vous souhaitiez. Mais elle est dans un quartier qui est le plus paisible de la cité et où passent régulièrement des patrouilles qui veillent à la sécurité des lieux. C'est un immense avantage, croyez-moi.

Azuil hésite un moment entre la maison du quartier limitrophe de celui des petites-gens et celle du quartier riche. Elle ne peut s'empêcher de penser à la réputation de cambrioleurs que trainent les halfelins et s'en veut aussitôt de se laisser influencer par ces idées reçues.

°° Alors quoi ? Tu vas vraiment enfermer tout les halfelins dans cette catégorie simplement parce que quelques-uns d'entre eux sont en effet des voleurs ? °°

Elle secoue intérieurement la tête. Non, il n'en est pas question. Toutefois, elle ne peut ignorer l'attrait qu'a sur elle la maison du quartier riche et la sécurité que représente les patrouilles nombreuses qui assurent le bien-être des résidents. Elle relève la tête et fixe son regard sur le négociateur qui attend, d'un air anxieux, sa décision.


- Bien, j'hésite entre ces deux maisons. J'aimerais les visiter, si vous me le permettez.

Eudyl sourit de toutes ses dents à l'idée de pouvoir vendre la maison du quartier riche qui lui rapporterait une belle commission. Il hoche la tête avant de parler.

- Mais bien entendu, ma dame. Nous commencerons donc par la maison du quartier riche. vous verrez combien le quartier est beau et tranquille. Si vous voulez bien m'attendre un instant, je vais de ce pas chercher les clés et faire préparer ma carriole afin de vous y amenez.

Il quitte le bureau, l'air ravi, tandis qu'Azuil regrette l'absence de Tharag.

°° J'aurais aimé qu'il soit là pour me dire ce qu'il en pense. °°

Elle sourit malgré tout, tout en caressant son ventre, avec tendresse.

°° Mais je suis contente qu'il fasse ce qu'il veut et puis...Je ne suis pas seule, tu es avoir moi, mon petit ange. Tu verras, je vais nous trouver un chez nous où nous serons tous les trois très heureux. °°

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 Sujet du message: Re: Quelques saisons dans la cité.
MessageMessage posté...: Jeu 29 Nov 2018, 00:46 
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Eudyl choisit avec soin son itinéraire pour mener sa cliente au quartier qui l'intéresse. Il prend d'abord la rue du quartier marchand, bruyante et embouteillée, où les cris des vendeurs ambulants se mêlent aux vociférations des cochers dont les chariots se retrouvent bloqués. Il bifurque ensuite vers de petites rues très fréquentées où les nombreuses tavernes et cabarets amènent leur lot de nuisances sonores. Les quelques maisons et immeubles, coincés entre ces établissements rarement vides, ne donnent pas du tout envie de venir s'installer ici.

Eudyl poursuit sa route en passant par un quartier qui longe le secteur le plus défavorisé de la cité. Les rues sont certes plus calmes mais les maisons, délabrées et agglutinées les unes aux autres, apportent une sensation d'étouffement proche de se que doit ressentir une personne claustrophobe. Azuil grimace et se pince le nez. Les odeurs provenant du quartier pauvre sont fortes et elle sent venir un haut-le-cœur. Elle lutte frénétiquement pour éviter de vomir sur le négociateur et prie très fort pour y arriver. Heureusement pour elle, et surtout pour lui, la carriole sort enfin de ce secteur éprouvant pour s'engager dans une série de ruelles étroites mais coquettes où de petits immeubles à trois étages et des maisons bien entretenues sont séparées par des jardinets fleuris et odorants.

Azuil inspire longuement les effluves de menthe et de rose mêlées qui l'aident à calmer les nausées. Elle admire les lieux, calmes et aérés, où déambulent quelques habitants du quartier. En détaillant quelque peu leurs tenues et leurs manières, elle les catalogue parmi la petite bourgeoisie. Tandis qu'ils poursuivent leur chemin, les ruelles deviennent plus amples et plus arborées. Les immeubles laissent la place à des maisons cossues et à des jardins plus vastes. Enfin, la carriole les mène sur une route qui traverse un parc magnifique où les essences d'arbres et de plantes rivalisent avec la beauté des sculptures qui parsèment les lieux. Peu à peu, apparaissent de superbes demeures entourées de jardins et des hôtels particuliers somptueux qui ne laisse aucun doute sur l'endroit où l'on se trouve : le quartier riche.

Azuil reste bouche bée devant tant de faste. Le quartier respire la sérénité et la beauté tout autant que le luxe. Bien sûr, le lieu fait rêver mais elle sent confusément qu'elle ne se plairait pas dans un tel endroit. En regardant les domestiques se presser dans la rue au service de leurs maîtres, les nobles se pavaner avec des airs hautains pour montrer leur richesse aux autres, Azuil se rend compte de combien elle est loin de cet univers-là. Alors quand la carriole d'Eudyl s'arrête devant la petite demeure qu'elle doit visiter, elle part avec un très gros à priori.

Elle est surprise, tout d'abord, de la petite taille de la maison comparée à celles qui sont ses proches voisines avant de comprendre. La demeure est en fait une ancienne maison de gardien et le petit bout de jardin qui l'entoure a été prélevé sur un vaste domaine qui longe l'endroit. A travers les arbres centenaires, elle aperçoit un hôtel particulier et plus loin une maison de gardien flambant neuve. Eudyl l'aide à descendre de la calèche avant de l'inviter à entrer dans le jardin. Ce dernier est vraiment petit sur le devant de la maison, à peine de quoi mettre quelques parterres de fleurs. Les bandes herbeuses de chaque côté de la maison sont assez large pour permettre à deux personnes de passer côte à côte mais pas plus. Enfin, à l'arrière, le jardinet ne permet pas de faire un potager.

L'intérieur de la maison est en excellent état mais sa superficie ne plait pas à Azuil et la conforte dans ce qu'elle pensait déjà : cette demeure n'est pas pour elle et Tharag et leur futur bébé. Elle en informe aussitôt Eudyl en y mettant toute la diplomatie qu'elle peut. Malgré tout, elle voit la déception dans les yeux du négociateur. Ce dernier peste intérieurement mais se reprend très vite. Il offre à sa cliente son plus radieux sourire avant de proposer.

- Allons donc voir la seconde demeure, ma dame, je suis sûr qu'elle sera plus à votre goût.

Ils remontent dans la calèche et laisse derrière eux le quartier riche pour entrer dans un secteur aux rues droites arborées et propres. Les lieux longent le quartier des petites-gens et est plutôt calme. Aussitôt, Azuil s'y sent bien. L'atmosphère qui s'en dégage , les gens souriants qui se saluent, les odeurs agréables, tout ici lui plait. Elle admire les maisons, jolies et bien entretenues qui semblent spacieuses, les jardins de bonne taille et sourit.

°° Je crois que j'ai trouvé le quartier idéal pour nous, mon petit ange. °°

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 Sujet du message: Re: Quelques saisons dans la cité.
MessageMessage posté...: Ven 07 Déc 2018, 01:39 
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Dans les rues qu'elle traverse, Azuil voit passer quelques colporteurs et cela la fait sourire.

°° Si nous décidons de nous installer ici, avoir des colporteurs qui passent régulièrement sera un plus non négligeable. °°

L'un d'eux est un homme d'une quarantaine d'années aux cheveux roux coupés très courts dont la petite houppette, située sur le devant de son crâne, virevolte dans la brise au gré de ses pas cadencés. Il porte un grand sac rempli de miches de pain dorées, de brioches et de viennoiseries en tout genre qui laisse échapper une odeur plus qu'alléchante. Un autre, jeune halfelin d'une vingtaine d'années à peine, à la tignasse blonde frisotante et indisciplinée, tire une charrette à bras contenant des pots de lait, de crème et de beurre. Une dernière enfin, semi-orquesse à la chevelure brune parsemée de mèches verte et orange du plus bel effet qui doit avoir le même âge que le jeune halfelin, ronchonne après son cheval qui traîne derrière lui une carriole pleine de légumes, de fruits et de viandes séchées.

La diversité des marchandises proposées par les colporteurs plait bien à Azuil qui se voit déjà acheté tout ce dont elle a besoin sans avoir besoin de se rendre dans le centre-ville. Elle se permet de héler un vieil homme qui passe près d'eux pour lui demander si les colporteurs viennent régulièrement dans le coin. Il lui confirme alors qu'ils passent bien tous les jours et que lui-même, habitant le quartier, apprécie grandement de ne pas avoir à courir à l'autre bout de la cité pour faire ses emplettes.

De nouveau, Eudyl engage sa calèche dans une petite impasse avec deux maisons d'un côté, deux de l'autre et une au fond de la ruelle. L'heure arrivant à la mi-matinée et la journée s'annonçant belle, les gens sortent et Azuil a donc tout loisir d'observer ceux qui deviendront peut-être ses futurs voisins, à Tharag et à elle. Côté gauche, la maison semble habitée par un couple de personnes âgées. La dame, humaine, doit avoir dans les 75 ans, et s'active dans un parterre de fleurs tandis que son époux, un génasi de terre, s'occupe d'arranger une rocaille. Ils lèvent tous les deux la tête en entendant la calèche, observent les nouveaux arrivants et sourient avant de saluer d'un signe de tête. Azuil répond à leur courtoisie avant de regarder de l'autre côté de la ruelle.

La maison est plus petites et elle comprend vite pourquoi. La bâtisse est habitée par un couple de halfelins d'une trentaine d'années et par leurs 4 enfants. Enfin 4, pour ce qu'elle peut en voir pour le moment. Deux petits garçons et deux petites filles qui n'ont, pour les plus âgés, pas plus d'une dizaine d'années. Les parents installent une sorte de petit belvédère en y amenant table et chaises en guise d'aménagement. Eux-aussi disent bonjour en saluant d'un signe de la main les nouveaux arrivés. La calèche d'Eudyl poursuit son chemin et passe devant les deux dernières maisons de chaque côté. Celle de droite abrite un couple de semi-elfes de lune qui sirotent tranquillement un thé sur leur terrasse. Ils observent la calèche et ses occupants et pendant un instant, Azuil se demande s'ils vont les saluer ou non. Mais au dernier moment, le couple sourit et lève la main. Elle répond à leur bonjour, soulagée.

La dernière maison de la ruelle possède un jardin quasi en friche, preuve que le(s) propriétaire(s) ne s'en occupe(nt) pas beaucoup. Elle pense même qu'elle est peut-être à l'abandon depuis peu quand la porte d'entrée s'ouvre et laisse passer une naine d'un âge avancé. Elle s'essuie les mains sur son tablier tâché de gras et de farine. Elle regarde Azuil avec un air étonné puis soupçonneux qui fait penser à la jeune femme que cette dame n'est pas différente de ceux de sa race...souvent soupçonneux de nature. Elle lui offre son plus charmant sourire et se retient de glousser en voyant la naine se renfrogner. Toutefois, au dernier moment, et comme le couple d'elfes, la naine fini par la saluer d'un geste bref de la main.

Enfin, la calèche s'arrête devant la maison du fond de la ruelle et Eudyl invite Azuil a descendre. Le portail en fer forgé et en bois qui ferme le jardin est haut et occultant, ce qui n'est pas pour lui déplaire. Un muret de pierre d'un bon mètre de hauteur, surplombé d'une grille de la même hauteur entoure la propriété. Une haie longe ce petit rempart et camoufle quasi-complètement le jardin et la maison. Eudyl sort un trousseau de clé et ouvre le portail sans difficulté. Ce dernier ne grince même pas, preuve du bon entretien des lieux. Une allée de pierre court du portail jusqu'à une terrasse devant la maison.

En voyant cela, Azuil imagine déjà des fauteuils pour y prendre un apéritif ou un digestif quand les saisons chaudes seront là. Le devant de la maison possède un petit jardinet fleuri ainsi que deux pommiers qui ne doivent pas être loin d'avoir 50 ans au moins. Elle imagine les fruits qu'elle pourra cueillir et utiliser pour de délicieuses tartes aux pommes ou pour faire de la compote. Eudyl n'entre pas tout de suite dans la maison. Il passe sur l'un des côtés de la maison tout en lui disant.


- Comme vous pouvez le voir, ma dame, il y a du jardin de chaque côté de la maison.

Azuil note que le côté gauche du jardin est plus large et pourrait accueillir plus tard une petite écurie où ranger une éventuelle calèche. Le côté droit est plus petit mais deux personnes peuvent passer sans soucis en se tenant l'une à côté de l'autre. L'arrière du jardin est un ravissement pour Azuil. Il est large et surtout assez profond sans être non plus énorme. La taille idéal pour y faire un potager et peut-être même un minuscule verger. Là encore, Azuil laisse son imagination jouer et se voit déjà en train de prendre soin de ses légumes et de ses fruits en vue d'en faire de savoureuses conserves.

Le sourire béat qu'elle affiche remplit Eudyl de joie. Il connait bien cette attitude et se voit déjà en train de signer les papiers de vente et toucher une belle commission dessus. L'arrière du jardin donne sur une ruelle calme avec des maisons et des jardins quasi-identiques à la propriété qu'Azuil est en train de visiter. Elle espère que les gens de ces autres maisons ne seront pas trop bruyants et que l'environnement plaira à Tharag.

°° En tout cas, il me plait beaucoup à moi ! °°

Eudyl interrompt les rêveries de sa cliente pour l'inviter à entrer dans la maison, faisant bien attention de rester courtois et serviable tout en étant intérieurement très pressé de voir sa commission alourdir sa bourse. Azuil le suit, s'arrête devant la porte massive en bois de l'entrée, laisse Eudyl l'ouvrir et s'effacer devant elle pour lui permettre de franchir le seuil et d'entrer la première. La curiosité de la jeune est à son comble...

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 Sujet du message: Re: Quelques saisons dans la cité.
MessageMessage posté...: Dim 16 Déc 2018, 02:34 
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La porte s'ouvre sur un vestibule clair, grâce à une lucarne qui surplombe l'entrée. Le lieu est frais, spacieux et, pour le moment, vide de tout mobilier. Azuil note qu'il est directement relié au couloir qui conduit à un escalier et aux étages, ainsi qu'à une porte qui donne vraisemblablement sur le jardin. Sur le côté gauche du corridor, deux portes percent le mur tandis que côté droit, trois autres portes leur font face. Un passage se devine également sous l'escalier...

°° sûrement pour se rendre dans la cave de la maison. °°

Eudyl avance et ouvre en premier les portes du côté gauche. La première laisse découvrir une vaste salle avec deux cheminées. Là encore, aucun meuble ne traîne et le sol a été méticuleusement balayé. Prenant l'intégralité du mur au fond de la salle, côté droit, un grand fourneau côtoie un évier et un plan de travail en pierre. Eudyl y va de son petit boniment.


- Admirez cette grande pièce, ma dame. Vous pourrez ici, près de la première cheminée, faire un salon confortable où recevoir votre famille et vos amis. Là, près de la seconde cheminée, vous pourrez installer votre salle à manger. La cheminée servira aussi pour seconder le fourneau lorsque vous cuisinerez. Vous verrez, c'est très pratique.

Azuil sourit tout en poursuivant la visite. Les fenêtres sont un plus qu'elle apprécie vraiment dans cette demeure. Leurs présences apportent une clarté peu habituelle dans les maisons de ville. La seconde porte amène à un petit débarras avec lucarne où doivent être entreposés en temps normal seaux, balais, serpillères et autres ustensiles pour garder l'intérieur de la bâtisse bien propre. Comme elle s'en doutait, la porte sous l'escalier mène à la cave. Celle-ci est grande, faisant toute la superficie de la maison, et permettra d'y stocker sans soucis denrées alimentaires et autres objets divers. Eudyl fait remarquer alors, avec un sourire, ayant bien compris l'importance de la lumière pour sa cliente.

- Voyez, ma dame, les quatre lucarnes basses. Grâce à elles, vous n'aurez besoin de lumière que pendant la nuit.

Azuil acquiesce sans relever.

°° Inutile de lui rappeler que grâce à mon héritage elfique, je n'ai pas besoin de lumière pour y voir tant que les ténèbres ne sont pas totales. °°

Ils remontent vers le rez-de-chaussée pour poursuive la visite. Les trois dernières portes donnent respectivement sur une buanderie, une salle d'eau et des latrines. Azuil apprécie de savoir les latrines toutes proches de la sortie vers le jardin. Là encore, dans chaque pièce, des fenêtres (pour la buanderie et la salle d'eau) et des lucarnes (pour les latrines) permettent d'avoir un accès direct à la lumière du jour. Au premier étage, une pièce de taille moyenne servait, d'après Eudyl, de bibliothèque et de bureau aux anciens propriétaires. Trois autres pièces, plus grandes, servaient de chambres. Azuil y voit déjà leur chambre, à Tharag et à elle, celle de leur futur bébé et une autre pour recevoir d'éventuels parents ou amis.

°° En attendant, peut-être d'y accueillir un second enfant. °°

Elle sourit à cette idée et caresse tendrement son ventre.

°° Mais pas pour le moment, mon petit ange, rassures-toi. °°

L'escalier continue jusqu'au second étage qui contient les combles. Elles aussi font l'intégralité de la superficie de la maison et cela arrange bien Azuil.

°° On aura de la place pour stocker des choses et peut-être même de quoi y aménager un coin pour dormir pour les amis ou la famille lorsque la troisième chambre sera occupée. °°

La visite se termine et Eudyl scrute avec anxiété le visage de sa cliente pour y déceler le moindre signe de contentement ou de mécontentement. Le sourire de la jeune femme le rassure aussitôt et ses paroles terminent de le détendre complètement.


- Je pense avoir trouvé ma perle rare, messire. Je n'ai pas l'intention d'attendre pour l'acheter. Le temps me presse quelque peu et je voudrais pouvoir m'y installer rapidement. Quand puis-je signer les papiers d'achat ?

Azuil cligne des yeux en voyant l'air extatique de son vendeur. Elle hésite entre le doute, serait-il en train de prendre un plaisir plus que louche et hors de propos au vu du rouge qui envahit son visage, et l'envie de rire. Elle choisit judicieusement de ne pas rire et de rester stoïque. Heureusement, Eudyl se reprend rapidement et invite sa cliente à grimper dans la calèche avant de la ramener à son bureau. La vente est conclue et actée via un avoué compétent et lorsque le soleil plonge à l'horizon, elle rentre à sa chambre, avec dans son sac, les papiers officiels faisant de Tharag et d'elle les heureux propriétaires d'une belle maison de la cité.

Fourbue par la journée, elle dîne d'un repas léger avant de s'effondrer littéralement sur le lit et de s'endormir quasi aussitôt. Sa dernière pensée consciente avant de sombrer dans le sommeil concerne la maison et Tharag.

°° Demain, il va me falloir courir les échoppes pour meubler notre maison. Je vais avoir besoin de plusieurs jours pour tout faire...J'espère que Tharag sera content de mon choix. J'espère qu'il va bien...Il me manque tellement.°°

Elle s'endort en caressant son ventre, geste qui pour elle équivaut à faire un câlin tout doux à son futur bébé...



:HRP: A suivre... :)

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 Sujet du message: A
MessageMessage posté...: Ven 21 Déc 2018, 00:31 
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Le lendemain, après une bonne nuit de repos, Azuil se rend aux différents temples de la cité afin d'honorer les dieux. Elle commence par la déesse Tymora puis continue avec Heaum, Tyr, Ilmater, Kelemvor pour honorer la mémoire des morts et termine par les autres. Une fois ces offrandes faites, l'esprit plus serein, elle se dirige vers le quartier marchand pour y faire ses emplettes. La matinée est consacrée à l'achat de meubles et ustensiles divers pour la cuisine, la salle à manger et le salon. Après plusieurs visites dans différentes échoppes, Azuil est soulagée : elle a trouvé tout ce qu'elle voulait. Elle s'accorde une petite pause, à la douzième heure de la journée, pour déjeuner dans une petite auberge. Elle s'installe près d'une fenêtre dont la vue donne sur un petit square verdoyant. Les arbres aux troncs couleur bronze, le feuillage vert tendre et les fleurs aux teintes vives l'apaise et l'aide à apaiser la tension accumulée durant la matinée.

Son repas avalé, elle sort de l'auberge pour se rendre dans le square. Elle s'y promène un peu pour y puiser de la force, ferme les yeux et écoute le chant des petits moineaux tout proches avant de sourire béatement. Elle sursaute en entendant une voix un peu rugueuse derrière elle.


- Dans le brouhaha de la cité, cela fait du bien de se poser un peu dans ce lieu apaisant, n'est-il pas ?

Azuil se retourne pour découvrir un vieil homme aux allures de jardinier. Le vieillard s'incline poliment avant de se présenter.

- Je suis Amaliel Feuillargent, humble gardien du square.

Elle lui sourit, s'incline à son tour, avant de lui répondre.

- Je suis Azuil Pouprelune, la bonne rencontre, messire Feuillargent. Je tiens à vous féliciter car le square est d'une propreté irréprochable.

Le compliment fait son petit effet et le vieux Amaliel se redresse un peu, pas peu fier de lui.

- C'est si rare d'entendre des compliments sur la bonne tenue du square...Merci ma dame, cela me va droit au cœur. Vous êtes nouvelle dans la cité ? Votre visage, ravissant soit-dit en passant, me semble inconnu.

Il lève la main comme pour interrompre une remarque qu'Azuil aurait pu faire.

- Oh, je sais bien ce que vous devez vous dire. Comment pourrait-il reconnaitre toutes les personnes de la cité ? Cela n'est pas faux, certes, mais je suis vieux et je suis né ici. Je connais bon nombre de gens personnellement et beaucoup d'autres encore de vue. C'est pour cela que je peux dire, sans trop me tromper, que votre joli minois ne m'est pas connu.

Azuil rit de bon cœur tout en s'asseyant sur un banc.

- Vous avez raison, messire Feuillargent, je suis nouvelle ici. Je viens d'acheter une maison dans un quartier calme près de celui des petites-gens et je suis en quête de faire les échoppes pour la meubler. J'avoue que cela est bien plus fatiguant que ce que je pensais. Et puis...

Elle pose sa main sur son ventre.

- J'attends un heureux événement et j'ai tendance à fatiguer plus vite que d'ordinaire.

Amaliel félicite chaleureusement la future maman avant de s'assoir à ses côtés pour discuter un peu d'ameublement. Il lui donne quelques bons conseils sur les meilleures échoppes à visiter pour trouver son bonheur avant de la raccompagner à l'entrée du square.

- Je suis ici tout les jours, ma dame, n'hésitez pas à venir pour vous ressourcez un peu si vous en sentez le besoin ou l'envie ou simplement pour parler un peu...Vous serez la bienvenue.

Après avoir saluer Amaliel, Azuil consacre son après-midi à chercher ce qu'il lui faut pour meubler le reste de la maison. Les bons conseils du gardien du square lui font gagner du temps et à la fin de la journée, tout ses achats sont faits. Bien sûr, les emplettes ont été faites dans des échoppes de meubles d'occasion.

°° Pour le moment, on fera avec. Plus tard, nous verrons pour faire les meubles sur mesure dont nous aurons besoin. °°

Elle dîne rapidement avant de regagner sa chambre, épuisée. Elle sourit ravie, tout en caressant son ventre.

°° Voilà une bonne journée de faite, mon petit ange. Demain, la journée sera consacrée à attendre les livreurs dans la maison et à installer tout le mobilier. Nous allons avoir du pain sur la planche. °°

Ses pensées dérivent peu à peu vers son aimé qu'elle espère heureux là où il se trouve. Elle s'endort en pensant à lui, contente de lui préparer un petit nid douillet pour les retours qu'il fera dans l'avenir.




:HRP: A suivre...

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 Sujet du message: Re: Quelques saisons dans la cité.
MessageMessage posté...: Sam 22 Déc 2018, 11:34 
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Azuil avait une bonne surprise en cette matinée. En effet son amant était revenu vers elle et s'était glissé dans les drap afin de la réveiller en douceur. Croyant rêver, elle compris après quelques instants qu'il était bien là, ses grosses mains caleuses voyageant sur sa peau douce. Elle cola ses petits pieds froids sur ses mollets de lycanthrope chauds bouillants, et se mit à lui parler de ce qu'elle avait fait comme recherche pour leur futur habitat. Le futur papa demanda des nouvelles de sa progéniture et fit quelques farce de son cru à sa bien aimée.

Après ces retrouvailles emplies de tendresse notre petit couple de demi pris un bon petit déjeuné, le semi-orc avait ramené pas mal de spécialité de son astéroïde, Azuil reconnu ce qu'elle prenait au petit dej à l'époque où elle vivait là bas. Puis Tharag posa un gros sac d'or sur la table et expliqua :


-Voilà, Maître Blorjaro est ravi de ce que je lui ai annoncé, il nous donne un petit coup de pouce avec ces 100000 pièce d'or.

Le semi orc ne se rendait pas vraiment compte de la somme, mais il avait confiance en son maître qui lui avait dit que ce serait assez pour acheter une maison sur l'île. Puis sans trop se préoccuper de ces considération financière il annonça d'un air joyeux :

-Est ce que ça te dirait d'aller boire un verre en ville, j'aimerai bien offrir un pot à nos anciens collègues d'aventure, Kerrarc"'h, Cirsh, et la p'tite avec son dragon, ça pourrait être sympa de se revoir en des circonstances plus calme non ?


Il avait la pêche le Tharag, comme ressourcé, il rayonnait de bonheur. Azuil remarqua aussi le symbole sacré de Sélune qui pendait à son coup à présent. Il semblait plus calme, plus posé, plus serein, plus sage. Du haut de sa haute stature il n'en paraissait que plus beau et plus puissant aux yeux de la semie-elfe.

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 Sujet du message: Re: Quelques saisons dans la cité.
MessageMessage posté...: Dim 23 Déc 2018, 00:19 
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Le réveil d'Azuil en cette belle matinée qui s’annonce ne peux pas mieux commencer. A peine ouvre t-elle les yeux qu'elle découvre Tharag à ses côtés... et fond en larmes tant la joie la submerge. A l'inquiétude de son aimé, elle répond en riant que ce sont des larmes de bonheur avant de l'enlacer passionnément. Après un délicieux moment intime pour fêter leur retrouvaille, le couple se lève pour prendre le petit déjeuner. C'est lui qui cuisine avec des denrées ramenées tout exprès de son astéroïde. Voir Tharag lui préparer les spécialités qu'il lui a fait découvrir lors de leur première rencontre l'amuse et l'enchante en même temps. Elle en savoure la moindre bouchée et remercie vivement son amant pour cet excellent repas.

Rassasiée, elle le bombarde de questions pour savoir ce qu'il a fait auprès de son maître et si tout s'est bien passé pour lui. Alors qu'elle le questionne, Tharag pose sur la table un sac d'or impressionnant. Elle ouvre des yeux ronds en se rendant compte de la somme approximative que doit contenir le sac. Sentant revenir un flot de larmes, Azuil lutte pour les retenir avec plus ou moins de succès. Elle saisit les mains de Tharag dans les siennes avant de lui déclarer, la voix tremblante d'émotion.


- Oh Tharag, c'est un cadeau inestimable que nous fait Blorjaro. Tu lui diras toute ma reconnaissance, tu veux bien ? Cela tombe bien, tu sais car j'ai justement trouvé notre nouvelle maison et j'ai bien l'intention de t'emmener la voir le plus rapidement possible.

Aussitôt, emportée par son enthousiasme, Azuil se met à détailler la demeure qu'elle a acheté la veille et toute les emplettes qu'elle a déjà faite pour la meubler. Lorsqu'elle a terminé, elle glousse de plaisir avant de s’excuser d'avoir été si pipelette. Elle remercie Tharag de sa patience à être rester ainsi sans l'interrompre et lui laisse enfin le loisir de pouvoir s'exprimer à son tour.
Encore une fois, il lui offre une belle surprise en lui parlant d'aller rejoindre ses amis Etincelle, Arbo et Cirsh. Elle fronce un peu le nez en l'entendant prononcer le nom de Kerrarc'h mais se reprend aussitôt. Son état la rend plus conciliante et elle espère sincèrement que les relations entre elle et le capitaine seront un plus amicales.


- J'en serais plus que ravie, Tharag, vraiment !

C'est à ce moment-là qu'elle prend conscience du médaillon que porte son aimé. Elle tend la main et saisit délicatement le symbole de Séluné entre ses doigts. Elle relève les yeux vers le visage de son amant pour le questionner.

- Voilà une nouveauté. Je vois que tu n'as pas passé tout ton temps avec Blorjaro, finalement. Je suis curieuse de savoir comment tu en es venu à porter le symbole de la déesse, mon amour. Mais, gardons cela pour une discussion ultérieur, si tu préfères, et allons rejoindre nos amis. J'ai hâte de les revoir.

Elle l'entraine derrière elle et sort de la chambre avec entrain avant de s'immobiliser dans la rue. Elle se tourne vers son aimé, tout sourire.

- Je te laisse me conduire, mon chéri, je ne sais pas dans quelle taverne tu as donné rendez-vous à nos amis.

Elle embrasse Tharag avec tendresse, simplement heureuse de le savoir à ses côtés. La journée s'annonce décidément bien !

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 Sujet du message: Re: Quelques saisons dans la cité.
MessageMessage posté...: Lun 16 Sep 2019, 23:06 
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Lorsqu'elle ouvre la porte de sa nouvelle demeure pour y entrer, Azuil soupire de contentement. L'aventure de la porte magique l'a épuisé autant moralement que physiquement. Elle se traîne jusqu'au salon et s'assoit dans son fauteuil. Elle ferme les yeux un instant pour s'imprégner du calme de la maison et se met à frissonner. Elle rouvre les yeux, étonnée.

°° Bizarre, il ne fait pourtant pas froid dans la maison. °°

Mettant ça sur le compte de la fatigue, elle hausse les épaules avant de se coincer plus confortablement dans l'assise moelleuse du fauteuil. Elle écoute, grâce à son ouïe très fine, les bruits assourdis qui lui parviennent de la cité. Elle se félicite une nouvelle fois d'avoir trouvé un foyer dans cette impasse.

°° C'est vraiment un lieu propice pour vivre en paix tout en étant en ville. °°

Un nouveau frisson vient perturber son monologue mental et elle fronce les sourcils. Elle soupire, un peu agacée de voir sa quiétude ainsi déranger. De mauvaise grâce, elle se relève pour aller chercher un plaid. Du coin de l’œil, elle aperçoit Tharag qui discute avec leur voisine naine. Azuil en sourit, amusée.

°° Tiens, tiens, notre voisine s'est finalement décidée pour venir voir ses nouveaux voisins. Tant mieux, je suis toujours heureuse de voir les gens faire le premier pas vers nous. Nous subissons suffisamment de discrimination comme cela. Cela me fait penser d'ailleurs que le couple de semi-elfes n'est pas encore venu nous rendre visite. Il va falloir que nous allions les voir pour nous présenter à eux. Je ne voudrais pas rester en froid avec l'un de mes voisins. Et puis il faudr... °°

Une douleur vive la saisit soudain et la fait se plier en deux.


- Ahhh !

La souffrance semble venir du bas de son dos et remonte peu à peu pour envahir tout son corps, comme une onde de choc. Elle se met à trembler et titube vers la porte d'entrée. Elle s'appuie au mur du vestibule tandis qu'une seconde vague de douleur lui vrille le ventre. Elle crie à nouveau tout en se retenant pour ne pas s'écrouler au sol. Cette fois, Tharag l'entend et en une seconde à peine se retrouve à ses côtés. Face à son regard éperdu d'inquiétude, elle lui sourit faiblement avant de le rassurer.

- N'ai pas peur, mon amour, c'est juste le travail qui commence. Il faut que tu m'emmène au temple d'Ilmater.

Azuil a à peine terminer sa phrase que son aimé la saisit dans ses bras puissant et l'entraîne vers la sortie de la maison. La voisine, toujours à l'entrée du jardin demande, interloquée.

- Que se passe t-il ? qu'a t-elle ?

Tharag lui répond qu'elle va accoucher et qu'il faut qu'il l'emmène de toute urgence au temple d'Ilmater. Aussitôt, la naine prend les choses en main et d'une voix autoritaire calme le stress grimpant du couple.

- Bon, pas question que vous l'emmeniez en courant jusqu'au temple. vous n'avez pas encore d'attelage, venez, nous allons prendre le mien.

Azuil sent une bouffée de reconnaissance l'envahir devant la générosité de la naine. Entre deux contractions, elle la remercie chaleureusement et lui demande son nom.

- Je suis Berrine Marteaugris, ma petite dame. Restez calme, on va arriver d'ici peu.

Berrine lui offre un sourire sincère, quoique bref, qui l'aide à ne pas paniquer. La naine semble bien connaître ce qui lui arrive et cela la rassure. En quelques minutes à peine, l'attelage s'immobilise devant le temple et des adeptes aident Azuil à descendre. Elle est conduite dans une chambre où une novice accompagnée d'une prêtresse s'occupe de l'installer et de la soutenir de leur mieux durant la période de travail. Ses cris résonnent dans le couloir et Berrine doit user de toute son autorité pour empêcher Tharag de défoncer la porte et d'entrer dans la chambre. Heureusement pour lui, il n'a pas à attendre longtemps. Au bout d'une petite demi-heure, les cris d'un bébé se font entendre et Berrine tapote le bras du semi-orque.

- Vous voilà père, cher voisin, félicitations !

La porte s'ouvre sur une Azuil aux traits tirés mais au sourire radieux. Son bébé tout contre elle, des larmes de bonheur coulant sur ses joues, elle tend une main vers son aimé pour qu'il s'approche d'elle. Berrine s'invite également et vient se positionner de l'autre côté du lit. Sans aucune gène, elle inspecte le nourrisson. A son grand étonnement, le bébé ne montre aucune caractéristique de sa filiation paternelle et ressemble beaucoup à sa mère. Peut-être que le temps changera cela...Elle sourit à Azuil.

- C'est un beau bébé...fille ou garçon ?

Azuil lui rend son sourire avant de lui répondre.

- C'est une fille et elle se nomme Klem'Ursilia.

Se tournant vers Tharag, elle poursuit.

- Mon amour, voici ta fille.

Berrine choisit ce moment pour s'éclipser. Avant de refermer la porte, elle glisse à l'intention du semi-orque.

- Je vous attend dehors, voisin.

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 Sujet du message: Re: Quelques saisons dans la cité.
MessageMessage posté...: Hier, 20:25 
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Tharag avait assisté à toute la scène avec un grand sentiment d'impuissance. Il ne savait que faire et presque que penser ! Un mélange de peur, de joie et de suspens noyait sa conscience dans un flot d'émotion.

Il eut un grand soulagement quand la voisine naine prit les choses en main, il se jura qu'il l'aiderait tous les jours si elle venait à lui demander quoi que ce soit;

Et puis, après toutes ces émotions il fini par se retrouver avec sa fille dans les bras ! Elle était si petite, si fine, si légère ! Il ne la quittait pas des yeux tellement il avait peur de l'échapper, son poids si léger disparaissait dans la musculature de ce père capable de soulever un jeune dragon d'une seule main.

La petite après avoir braillée s'était endormi contre le torse de ce papa déjà gateau, sa petite respiration allait et venait tandis que Tharag continuait à peiner à prendre conscience de ce qui se passait vraiment.

Il s'approcha alors d'Azuil et lui posa un tendre baiser sur le front :


-Ma chérie, je te trouve si courageuse ! Je suis si fière de toi !

Puis se murmurant à soi même :

-Tu te rend compte de ce qu'on vient de faire !

Non, décidément il n'en revenait pas ...

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